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En moins de 48 heures : 100 000$ de dons collectés par Seth Godin, 3 000 lecteurs chambre d’écho

5 Déc

48 heures, 100 000 $ de dons, 3 000 lecteurs avant-première et caisse d’écho !

Je vous ai parlé hier (voir le post ici) de l’opération mise en œuvre par Seth Godin.

A l’occasion de la sortie le 26 janvier 2010 de son livre : Linchpin, Seth a décidé de créer un groupe de lecteurs en avant-première. Il se passe des RP traditionnelles, les remplacent par une opération de buzz et parie sur l’effet réseau pour faire savoir sa démarche éditoriale et commerciale.

Moins de 48 heures après le lancement de cette initiative via son blog – http://sethgodin.typepad.com/, l’opération est bouclée.

Les 3 000 souscripteurs sont atteints. 100 000 $ de dons sont effectués au bénéfice de la fondation Acumen.

L’opération de marketing viral a porté ses fruits : les dons sont au niveau attendu, la caisse de résonnance au travail de Seth Godin est déjà en train de commencer à vibrer.

Au-delà de l’aspect évènementiel, Seth Godin réussit le tour de force de valoriser ses lecteurs et de passer en direct avec eux sans utiliser à aucun moment le relais media traditionnel.

Lancement du dernier livre de Seth Godin : buzz original et charité

3 Déc

Seth Godin est un visionnaire des nouvelles formes de marketing

Seth Godin a identifié et animé les dernières évolutions du marketing. Il les a théorisés dans ses livres. Ci-après les principaux :

  • En 2000, « Permission Marketing » pose les fondamentaux du dialogue autorisé avec le consommateur, du opt-in
  • En 2005, « La Vache Pourpre : Rendez votre marque, vos produits, votre entreprise remarquables ! » promeut créativité, rupture et marketing à tous les étages
  • En 2008, « Tribus » formalise le pouvoir des communautés sur internet.

Son dernier livre, à sortir, sera consacré aux « Linchpin » ces personnes qui font qu’une entreprise a une âme. Ces personnes qui sont irremplaçables, dont le remplacement change l’entreprise. Ses personnes qui regardent et vivent l’entreprise avec un esprit d’artiste. Un beau menu.

Seth Godin met en pratique ses visions et ses convictions : réseau, charité !

Pour son lancement, Seth a décidé de faire différemment.

Hier, dans un post paru sur son blog (à consulter ici), il a annoncé qu’il n’enverrait pas son livre aux 100 personnes qui comptent. Aux 100 destinataires habituels des media traditionnels. Mais qu’il allait jouer sur ses lecteurs, ses relais d’opinion en mettant en œuvre une politique de promotion originale.

  • Les 3 000 premières personnes qui se manifestent recevront le livre de Seth 3 semaines avant sa parution
  • Ces 3 000 personnes « s’engagent » à parler du livre, bloger, tweter, retweeter, faire savoir !
  • Pour valider leur implication, Seth demande un don de 30$. L’expédition sera prise en charge par Seth sur ses deniers. L’ensemble de la somme sera reversée à Acumen.
  • L’objectif est d’atteindre un minimum de 100 000 $ de dons. Les sommes collectées seront reversées intégralement à des projets d’entrepreneurs qui agissent dans des pays en voie de développement

Seth Godin organise donc un lancement qui combine une opération de buzz et une autre de soutien à une fondation.

Le lancement par la démonstration

L’appel de Seth sur son Blog a eu lieu dans un billet placé au milieu des autres. Il tease rapidement sur son livre : Linchpin et présente surtout son opération.

A l’activation du lien, les donateurs arrivent sur une page de collecte. Un rapide descriptif de l’opération, de sa finalité et du livre est donné. A ce jeudi soir, 24 H après le lancement, 1 451 dons ont été effectués, la somme collectée est 69 280 $.

Pour les lecteurs internationaux, une page dédiée est créée. Le don est à 10 $. Nous recevrons un PDF de 20 pages synthétisant le livre. Pour vous aussi donner et découvrir le livre , suivez le lien !
J’ai donné. Nous reparlerons ultérieurement du livre.

Au-delà du lancement, une nouvelle consécration de la force du réseau

J’apprécie cette opération. Seth Godin passe outre le lancement traditionnel. Il fait totalement confiance à ses lecteurs comme premiers promoteurs. Son marketing part du web. Il repartira vers les media traditionnels.

Au-delà du lancement, la démonstration que l’on peut faire du business et de belles actions

J’apprécie encore plus cette opération car au-delà du lancement, du marketing viral ; Seth Godin contribue à la mise en œuvre d’une belle action et nous tous avec. J’aime à penser que nos actions, même commerciales, ont un bel écho.

Rachat de compte Twitter, une brève pour nous pousser à l’action

25 Nov

Après @CNNBRK par CNN, MSNBC rachète @BreakingNews

Je copie ci-après une news vue sur NetEco (voir l’original).

« Pour cette raison le compte Twitter @BreakingNews a été revendu au groupe MSNBC qui bénéficie ainsi de 1,4 million d’abonnés au flux. MSNBC devrait prendre possession du compte au début du mois de décembre et continuera de l’alimenter 24h/24h. Au mois d’avril CNN avait également racheté le compte Twitter @cnnbrk publiant les flash infos du site Internet. »

Les deux comptes rachetés sont des « marques » de CNN. Plutôt que de recourir à la voie légale, CNN préfère acheter le compte Twitter. Ainsi, il va vite, évite la voie légale et récupère les abonnés du flux. Je n’ai pas trouvé à quel prix la vente a eu lieu.

Créez vos comptes Twitter pour vos marques, vos produits. Vite !

Comme vu il y a peu, une chaîne de caractères ne peut exister qu’une fois sur Twitter (voir le post ici). Afin d’éviter de racheter demain vos propres identités, il est plus efficace de passer rapidement à l’action.

Vous utiliserez votre compte Twitter ou non. Aujourd’hui ou demain. Mais dans tous les cas, vous serez propriétaire d’un actif potentiellement clef pour votre entreprise. Agissez, c’est gratuit.

« The Art of Writing Advertising » : les leçons des maîtres de la pub sont encore d’intérêt

10 Nov

Profiter de l’expertise des 5 plus grands publicitaires du 20ème siècle

William Bernbach (le B de DDB), George Gribbin, Rosser Reeves (animateur du groupe Ted Bates et inventeur de l’Unique Selling Proposition), David Ogilvy, Leo Burnett sont 5 légendes de la publicité.

Tous concepteurs-rédacteurs de génie, ils ont fondé les plus grands réseaux mondiaux. Moteurs de la pub moderne, ils ont tous œuvré à la formation de leurs équipes et à la «théorisation » de leur métier.
Il y environ 40 ans, Denis Higgins du magazine Advertising Age, les a rencontrés. Il a mené 5 interviews. Chacune d’entre elle suivait peu ou prou le même fil conducteur.
L’objectif était de mettre en parallèle leur vision de l’écriture, de la création. Je viens de relire la compilation de ces interviews.
Elle nourrit une réflexion en cours sur la construction du discours publicitaire en environnement multimédia, multicanal.

3 conclusions, pas de recette miracle

Après lecture, je retiens que pour développer un discours commercial au bénéfice d’un produit :

  • Il faut une connaissance intime du produit
  • Il faut avant tout établir la différence du produit
  • Il n’y a pas de règles pour créer une bonne pub, seulement des pratiques

Avoir une connaissance exhaustive du produit
La plupart de nos 5 maîtres a commencé par le journalisme.
Tous vantent les vertus de la curiosité. Vendre un produit c’est d’abord le connaître. Il faut compiler les documents, les informations, les connaissances et aussi les sensations. Les vecteurs de la compréhension sont la documentation fabricant, la presse, les rencontres (société, distributeurs, clients…).
L’idée jaillit d’esprits créatifs et documentés.
Seule une connaissance approfondie permet l’identification des éléments marquants du produit et la préparation d’une communication différenciante.

« Vous devez rendre le produit intéressant, pas seulement rendre sa pub différente »
En rendant un produit fascinant, nous promettons à nos prospects de vivre une expérience unique.
Seule l’unicité de l’offre justifie le couponing, la transformation de la visite en commande.
En vente à distance, indépendamment du média, 3 leviers à l’unicité existent : le produit, les services, le prix. Pour préserver les marges et fidéliser, les deux premiers sont d’intérêt majeur. En écho à mes aînés, je dis donc que devons rendre le produit et/ou le service intéressant, pas seulement rendre notre pub différente.
Une pub différente repose essentiellement sur une forme différente. Passés la séduction, le buzz, la vague de visites, il reste généralement peu.
Nos discours doivent donc reposer sur notre fonds de commerce. Certes la vitrine – la forme – doit inciter à pousser la porte. ET aussitôt – le fonds – le produit, le service doivent prendre le relais.

Pas de règles, des best practices

Défenseurs de leur « activité », les vénérables gourous ne livrent aucune recette prête à l’emploi pour délivrer une bonne communication. Tout au plus, évoquent-ils de bonnes pratiques, d’ailleurs non développées dans le livre.
Je retiens donc pour ma check list, les deux premiers points développés dans ce post : connaissance produit, communication fondée sur l’unicité du produit / service et non sur la forme.

Quelle stratégie de communication, quelle conception-rédaction pour le multi-canal ? – Intro

29 Oct

Je suis actuellement en cours de lecture de livres de référence sur la conception-rédaction. Je retrouve donc les Burnett, Ogilvy, Bernach, Bird… Je vous en reparlerai à l’occasion de posts de synthèse sur ces ouvrages. Je vous ai parlé de Info Marketing Blog (ici): site où je savoure des communications d’anthologie, souvent dotées d’un coupon. Ces lectures et navigations nourrissent une réflexion en cours :

  • Dans l’art du dialogue avec les clients et pour les marchands, quels changements impliquent l’usage du web ?
  • Pour le commerçant et son équipe en charge de la communication, comment les règles de conception-rédaction ont-elles variées avec les media électroniques ?
  • Dans la structuration du discours, comment devons-nous élaborer notre copy strategie ? Notre plan de communication ?

D’émetteur, les marchands deviennent « dialoguants »

La mise au point de la réponse à mes interrogations passe par la prise en compte des bouleversements déclenchés par le web :

  • Dialogue et Transparence : La communication n’est plus l’art d’émettre et de se faire recevoir, elle devient dialogue. Par voie de conséquence, elle nécessite la « transparence », à minima la clarté.
  • Fragmentation du discours : Le discours n’est plus linéaire. Le support n’est plus fermé. Nous sommes en dépendance aux choix de navigation du prospect. Le discours est fragmenté. Nous devons imaginer des itinéraires. Proposer les pièces d’un puzzle dont l’ordre d’assemblage est maîtrisé par le consommateur. Nous ne le faisons plus prisonnier d’un itinéraire de communication, d’un espace fermé (le support de communication).
  • Support multimédia : Notre communication doit profiter de toutes les formes d’expression mises à disposition. Chaque élément de notre expression doit contribuer à l’élaboration de notre propos, être en cohérence avec les précédents et tirer partie des forces du media du moment (video, sons, media social, texte…).
  • Absence de coûts et de limites au volume d’information : Avec l’électronique, les coûts de génération, de réplication et de diffusion de l’information se sont effondrés. Nous pouvons dire tout ce que nous avons à dire. Il n’y a plus de limites de volumes d’information. Notre propos sera donc de répondre à toutes les questions imaginables / formulées des consommateurs.
  • Multiplication des étapes transformation
    mesure de la chaîne de conversion : Bonne nouvelle, les media électroniques permettent de tout mesurer. La première des mesures à mettre en place est celle des étapes de transformation. Pour convertir, par où passent mes visiteurs ? Quelles évolutions devons-nous mettre en œuvre dans la conception de notre communication pour améliorer la performance finale ?
  • Message en construction permanente : Les media contemporains sont vivants. La modification du propos ne coûte rien. Cet ajustement est nécessaire pour ajuster la communication et mieux dialoguer avec les clients.
  • …/…

Ces changements prennent place dans un environnement media qui est lui même en cours d’atomisation. Les commerçants modernes utilisent un nombre croissant de media et de canaux.

Stratégie de communication, plan media, conception-rédaction, tout doit être revisité

Le passage de l’état d’émetteur à celui de « dialoguant » est un bouleversement majeur. La multiplication des canaux de communication et de distribution l’amplifie.

Que l’on soit simple communicant ou vendeur à distance, il faut repenser la façon de concevoir nos stratégies de communication, nos plans media, les discours qu’ils véhiculeront.