Tag Archives: Communication

L’Artisanat affiche joliment un QR Code et oublie le mobile

23 Juin

Tout commence par une création attrayante…

Je suis utilisateur des transports en commun. Près d’un abribus, je viens donc de croiser une affiche pour l’Artisanat, la première entreprise de France.

La création est belle. Les symboles sont forts : l’artisanat fait le pont entre les générations, les clients. L’artisanat est un constructeur d’avenir, un liant…

Le graphisme est épuré. Le lien entre l’accroche et la signature passe par le QR Code. Tout va bien.

Je le vois. Mon œil est attiré.

…Aucune incitation au clic…

Arrivé sur le code, une fois de plus, l’agence et l’annonceur parient sur la curiosité des chalands. Pas de bénéfice annoncé. Pas de geste à réaliser pour profiter du bénéfice. Seul, le code trône en belle position.

A mon avis, cela ne suffit pas.
Pensons aux créations traditionnelles avec leur lot de mots : « Pour profiter de cet offre, retournez vite votre coupon ! ».
Pensons au web et aux Call To Action : « Ajouter au panier »…

Un simple code c’est bien peu pour pousser au scan et à la navigation.

…et au final pas de site mobile

Cette expérience engagée sous de beaux auspices se termine une fois de plus très mal : sur un site standard, pas un site mobile.

Mon terminal de consultation web dans la rue n’est pas un ordinateur, c’est un smartphone ! Le site à visiter doit donc s’ajuster à ma configuration machine, à mon outil de consultation.

Stimulé par une belle création, tiédi par une absence d’annonce de bénéfice au scan, je suis maintenant totalement refroidi.

Mon iPhone n’affiche que les quelques pixels du haut gauche de l’écran, en essayant de parcourir la home page, je finis par croiser un logo qui dit l’incapacité à afficher du flash.

Fin d’utilisation. Je retourne à d’autres activités. L’Artisanat vient de perdre un lead.

A lire également sur ce site.

A propos des gestes, des « pousse à l’action »

A propos des sites mobiles pour les mobiles

Je recrute un responsable marketing : e-commerce et VAD

15 Jan

Vous trouverez ci-après la copie d’une annonce parue en cette fin de semaine sur FrenchWeb, Cadremploi

Si le profil de poste vous séduit, si vous pensez à un ami alors agitez vos mulots.

Nous serons heureux de recevoir de beaux profils et de développer avec l’un d’entre eux des relations directes et prospères avec nos clients.

L’ENTREPRISE ET SON MARCHÉ

Au 1er janvier 2011, nous venons de reprendre au groupe Galeries Lafayette le BHV Médical, entreprise de distribution multicanal aux professionnels de santé.

Nous voulons installer cette société comme le partenaire au quotidien des médecins. Celui qui leur permet de se concentrer à 100% sur leur pratique en les déchargeant des contraintes liées au fonctionnement de leur cabinet.

Dès ce premier semestre 2011, nous allons déployer un plan d’actions destiné à amplifier les positions du BHV Médical.

Le BHV Médical évolue dans un univers en croissance où de nombreuses opportunités existent. Pour les révéler, nous souhaitons renforcer notre équipe.

Astremis, le holding à l’origine de la reprise du BHV Médical, est animé par deux entrepreneurs. Nous sommes un duo expérimenté en vente à distance (15 ans), création (6 sociétés à nous deux) et direction d’entreprise (de 5 à 220 M€ de CA). Nous apporterons notre état d’esprit et nos savoir-faire à toute l’équipe.

VOS MISSIONS

Vous interviendrez sur l’ensemble de la vie des clients, de leur création à leur fidélisation.

A court terme :

  • Vous animerez le recrutement clients via notre politique de lead marketing web. Vous serez en charge de la sélection des media de recrutement, de la mise au point des offres de recrutement, de la création des sites de transformation, du suivi de la performance. À ce titre, vous animerez nos partenaires.
  • Vous serez en charge de leur fidélisation par la mise en œuvre de notre plan de sollicitation. Vous sélectionnerez les segments à solliciter, les offres, les fréquences de contact, les media de transformation. Vous suivrez l’évolution de la valeur client.

A moyen terme, vos missions évolueront au fur et à mesure de la croissance de notre activité de vente à distance. Nous activerons de nouveaux media de conquête et de fidélisation. Nous inventerons de nouvelles offres dédiées aux professionnels de santé. Nous avons pour ambition de proposer des innovations marketing sur notre marché.

VOTRE PROFIL, VOS COMPÉTENCES

Doté(e) d’une formation de type Bac +5 en commerce, vous avez développé votre expertise par une première expérience d’un minimum de 3 ans dans les univers pure player ou de la vente à distance ou du marketing direct.

Dans tous les cas, vous avez une maîtrise du web marketing : création de trafic, transformation de la visite en commande.

Idéalement, cette expertise online est complétée par une connaissance des media traditionnels de la vente à distance : catalogue, mailing, téléphone…

Bien entendu, votre culture intègre un contrôle permanent des métriques : CPO, ROI, Life Time Value…

Votre profil combine créativité commerciale et rigueur en pilotage des actions commerciales.

Vous êtes sensible à l’idée de vous épanouir dans une PME à forte culture entrepreneuriale et décidée à créer sa croissance. Alors, n’hésitez pas, envoyez une lettre de motivation et votre CV à acoubray (arrobase) astremis.com . Dans tous les cas, nous vous répondrons et si vous savez nous séduire, nous vous rencontrerons.

Publicité : Surtout, ne pas oublier l’information utile.

21 Sep

Musée National du Sport. Une belle affiche et pas d'adresse.

Regardez la pub ci-dessus ?

Cherchez l’erreur. Ne manque-t-il pas une information clef ?

Et oui. L’adresse. L’endroit où visiter cette expo.

Je cherchais des idées de sorties pour le week-end dernier. Cette création pour le Musée du Sport a attiré mon œil. Une visite… Pourquoi pas. En plus, c’est gratuit. Où est-ce ?

Zut. L’information n’y est pas. Je suis passé à la page suivante. Nous n’avons pas visité.

Passé la narration de mes week-ends, je retiens qu’en publicité comme en communication directe, il est vital de livrer toutes les clefs du passage à l’action.

Quel est l’objectif de ma communication ? Toutes les informations utiles sont-elles à disposition de l’audience ?

Une simple interrogation en 4 rubriques pare souvent à l’essentiel au moment de l’exécution de la création :

  • Qui ? Qui parle (logo, marque, RCS…).
  • Quand ? Les informations relatives à la date limite de validité de l’offre, aux horaires d’ouverture…
  • Comment ? Les actions attendues de la part du prospect, les conditions de l’offre…
  • Où ? L’adresse du site web, le numéro de téléphone, l’adresse physique, l’adresse retour….

Le pouvoir est aux consommateurs, Liligo leur dit.

29 Avr

Ci-après une affiche vue ce matin dans le RER, elle est au bénéfice de Liligo, comparateur de vols. Au-delà de la promotion du service, cette campagne clame que le pouvoir est au voyageur.

Ce que nous vivons dans nos quotidiens de commerçants, Liligo le dit. Le pouvoir est au consommateur.


Grâce au web, les consommateurs ont le pouvoir et les outils pour :

  • Comparer les prix,
  • Évaluer et recommander les offres,
  • Sélectionner les commerçants,
  • Acheter à l’autre bout du monde,
  • Interagir en temps réel,
  • …/…

Dans le cas précis du comparateur de voyages, 6 pouvoirs sont identifiés :

  • Le pouvoir d’accéder à toute l’information
  • Le pouvoir de s’informer en toute objectivité
  • Le pouvoir
  • Le pouvoir de voyager sur les compagnies low-cost
  • Le pouvoir de savoir précisément combien on va payer
  • Le pouvoir de profiter du meilleur de la technologie
  • Le pouvoir d’être entendu et écouté

Hors l’affichage et le web, la campagne est également diffusée en TV depuis le 04 avril (TF1, France 2, M6, Canal +) – voir un des 3 films ci-dessous.

Ces changements dans les relations entreprise-clients font l’objet de nombreuses tribunes dans les media spécialisés. Ils sont inconsciemment perçus par les consommateurs. La campagne Liligo l’exprime clairement. Jusqu’à ce jour, je n’avais pas repéré de campagne équivalente dans sa teneur. Elle est une contribution à l’établissement d’un nouvel équilibre consommateur-marchand. Cette nouvelle donne impliquera plus de relation directe au client. Je m’en réjouis.

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Lancia est-elle une société de menteurs ? Du risque du double-sens en conception-rédaction.

13 Avr

Depuis ce matin, je me demande si Lancia est une société de menteurs. Regardez la pub abri bus ci-dessous. Lancia nous dit qu’il nous propose un taux à 2.9% pour acheter son modèle Mito.

Ma perception du message est perturbée. Car dans mon esprit, il y a une seule catégorie de « Mythos » : les gros menteurs.

Pour l’anecdote, la photo a été prise à Nanterre. Là où l’expression « Espèce de gros mytho » a du sens.

Un taux à 2.9% peut donc tenir du mensonge et pas du demi-taux ;-).

J’ai donc passé plus de temps à désemmêler les messages et consonances qu’à comprendre l’offre Lancia.

Je sais que la Mito est un modèle mondial. Je m’interroge sur la nécessité de parier à ce point sur le nom en l’intégrant dans l’accroche et en risquant la confusion.

De manière générale, lorsqu’il s’agit de générer un message, je pense que nous avons intérêt à privilégier les mots simples et sans double-sens. C’est moins poétique mais plus efficace. Pour faire couponner des clients en particulier, je préfère éviter les jeux de mots.

Et vous que pensez-vous des jeux de mots en conception-rédaction ?

Mise à jour : Un ami vient de me signaler que la marque concernée n’est pas Lancia mais Alfa-Romeo. Mea culpa.
Intéressant tout de même : certes je ne suis pas fan de voiture mais le double-sens a totalement perturbé ma perception du message et par voie de conséquence son attribution.

A lire à proximité de ce sujet : Accenture passe du tigre de bois aux crapauds bondissants, quelle morale à cette fable publicitaire ?

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Accenture passe du tigre de bois aux crapauds bondissants, quelle morale à cette fable publicitaire ?

13 Avr

Jusqu’aux frasques extraconjugales de Tiger Woods, Accenture développait sa communication en établissant un parallèle entre l’univers de performances du golfeur et sa société. Depuis quelques jours, le cabinet a remplacé le champion par un crapaud !

En découvrant cette campagne, je suis impressionné par le sens de l’humour au 28ème degré de l’équipe dirigeante d’Accenture. On passe du plus grand joueur de golf de l’histoire, aux lignes élancées, au contrôle hors norme, à la symbolique puissante au plus standard des habitants des marigots, à la peau boursouflée, semblable à ces 3 comparses, adulé uniquement par Jean de la Fontaine et qui plus est, sauteur 🙂

Bien que non golfeur, j’adorais les pubs Accenture / Tiger Woods. Je trouvais la démonstration probante. Le message était clair. Ce sportif est le meilleur au monde. Pour atteindre ce niveau, il combine une maîtrise technique au-dessus du lot et une capacité d’adaptation valable dans chaque nouvelle situation. Nous, Accenture, sommes comme lui.

En lâchant Tiger Woods, Accenture a montré qu’elle était une société standard, bien lisse. Je pense qu’elle aurait pu exploiter la situation pour montrer que face à des individus inattendus, elle savait s’adapter, redresser la barre, tenir le cap, accompagner ses partenaires.

En choisissant ces crapauds, Accenture reste sur le même message de fond : « High Peformance. Delivered ». Elle change l’image référente, point d’accroche de sa communication pour un symbole repoussant.

Quitte à oser le repoussant, elle aurait pu garder le mari adultère et démontrer son adapatbilité. Nike a osé cette démarche. Voir le post de Baptiste Roynette sur le sujet et la pub correspondante : ici.

Quelle morale à cette fable publicitaire ?

Si je dois changer de communication suite à une crise alors j’ai intérêt à construire une nouvelle stratégie. Elle changera fondamentalement le message et fera émerger de nouvelles formes et visuels.

En gardant le message, la structure et en ne changeant que le visuel, Accenture nous rappelle douloureusement la précédente campagne, réussie, et son lâchage de Tiger Woods.

Je pense que cet acteur aurait dû être plus ambitieux dans la refonte de sa communication.

Quelques belles pubs de la campagne passée

Consulter ces pubs passées est intéressant. La plupart porte en elle un possible rebond en cas de crise. A mon avis, dans leur lignée, Accenture aurait pu continuer sa collaboration avec Tiger Woods.




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Devenons des écologistes de la sollicitation e-mail !

18 Fév

Je cherche actuellement à racheter une entreprise (voir ici). Pour ce faire, je rencontre beaucoup d’acteurs VADistes. La pensée commune est aujourd’hui à solliciter au maximum l’adresse e-mail. Je rencontre peu d’exceptions. Réflexions.

L’arithmétique de la sur-sollicitation e-mail est quasi imbattable

Dans le tableau ci-dessous, je calcule le nombre de commandes pour 100 adresses et pour une période de référence. Disons 12 mois.

Je fais varier en ligne les sollicitations et en colonnes les rendements nets (ouverture x clic x conversion). Je les fais évoluer dans les mêmes proportions (Index de la sollicitation).

Pour l’exemple, je dis que pour 52 sollicitations dans une année et un rendement moyen net constaté à environ 5 pour mille (0.54%), je réaliserai 28.08 commandes.

Nombre de commandes pour 100 adresses et 1 an de sollicitations
Nombre de sollicitations

Semaine : 0.23

0.46

1.00

2.00

2.70

Rendement

Année : 12.00

24.00

52.00

104.00

140.40

2.34%

28.08

56.16

121.68

243.36

328.54

1.17%

14.04

28.08

60.84

121.68

164.27

0.54%

6.48

12.96

28.08

56.16

75.82

0.27%

3.24

6.48

14.04

28.08

37.91

0.20%

2.40

4.80

10.40

20.80

28.08

100

50

23.077

11.538

8.547

Index de la sollicitation

L’expérience et les mesures montrent que les rendements ne décroissent pas à proportion de l’augmentation de la sollicitation. Le résultat réel, nous sommes ici en modélisation simplifiée, se trouvera donc quelque part dans la zone verte.

Avec l’augmentation de la sollicitation, en raison de la quasi absence de coûts media (expédition), la performance commerciale et financière est donc meilleure. L’arithmétique est imbattable.

Pour une écologie de la sollicitation

Regardez le tableau ci-dessous (source : The Retail Email Blog). Il représente le nombre moyen de sollicitations envoyé par abonné et par marchand.

Pour la semaine se terminant le 12/02/2010, on constate une moyenne à 2.7 sollicitations par semaine et par marchand.

Au passage, on constatera une augmentation moyenne de la sollicitation hebdomadaire de plus de 10%. La spirale arithmétique : baisse des rendements, augmentation des sollicitations… est en route.

Sauf quelques rares cas justifiés par le concept (exemple Ventes-Privées), connaissez-vous 2.7 raisons de contacter vos clients et de leur faire une offre au cours d’une semaine ?

Vendeur de chaussures, de vins, d’ordinateurs… je ne trouve pas 2.7 raisons par semaine de parler à vos clients.

Consommateur, en relation avec une dizaine de marchands (au fait c’est quoi la moyenne ?), je n’ai pas envie de recevoir 27 sollicitations par semaine.

Pour une fois dans ma vie, je plaide contre l’arithmétique et pour l’écologie de la sollicitation !

Le miracle de l’e-mail – l’absence de coût media – entraîne la plupart des marchands dans une démarche de pollueurs. Irresponsable et sans perspective de long terme. Ils gaspillent les ressources sous prétexte de profusion et de facilité.

Je ne parle pas ici de spam mais de sur-sollicitation des bases de données clients.

Être écologiste de la sollicitation c’est :

  • Ne pas polluer la boîte à lettres de son client, son prospect
  • Être responsable dans la relation client
  • Parler au client seulement lorsque l’on a vraiment un message fort à passer
  • Parler au client idéalement sur des sujets qui l’intéressent
  • Bref, privilégier des logiques commerciales sélectives et responsables

A court terme, l’arithmétique donne raison aux pollueurs.

A long terme, et l’histoire devrait s’accélérer, le capital marque des écologistes sera préservé. La relation client sera durable.

Téléphone, SMS, E-mail : Pourquoi 3 media VADistes à fort potentiel sont classés à risque

15 Jan

Téléphone, SMS, E-mail ont les meilleurs potentiels media de retour sur investissement

Le téléphone sortant sur fichier interne obtient régulièrement des taux d’accord au-delà de 15%. En opération de vente croisée, j’ai vu jusqu’à 40% d’acceptation d’une offre.

A moins de 25 € l’heure de production, un temps effectif d’appels à plus de 50 minutes par heure, le tableau ci-dessous nous donne un calcul simplifié du coût d’un accord.

Coût par Accord en € – Téléphone
Coût de revient d’une heure de production

25.00 €

Nombre de minutes de production par heure

55

Durée moyenne d’un appel en minutes (après décroché)

2

3

4

5

7

8

10

Nombre d’appels par heure de production
Taux d’accords

27.5

18.3

13.8

11.0

7.9

6.9

5.5

5%

18.18

27.27

36.36

45.45

63.64

72.73

90.91

10%

9.09

13.64

18.18

22.73

31.82

36.36

45.45

15%

6.06

9.09

12.12

15.15

21.21

24.24

30.30

20%

4.55

6.82

9.09

11.36

15.91

18.18

22.73

25%

3.64

5.45

7.27

9.09

12.73

14.55

18.18

De nombreux business models acceptent avec bonheur de tels Cost Per Order media en réactivation, fidélisation.

Le téléphone est un media de forte rentabilité.

Le SMS profite d’un coût d’expédition très favorable. Les tarifs au mille sont souvent inférieurs à 3€. Le SMS permet d’alerter à moindre coût une population cible.

L’e-mail profite lui d’une économie de l’acheminement incroyable pour les VADistes traditionnels. Nous pouvons tabler sur un coût d’expédition inférieur à 3€ du mille, à opposer aux 70€ et plus d’un mailing classique. Travailler son fichier en e-mailing, c’est donc bénéficier de coûts de contact inférieurs de 20 à 50 fois (suivant le poids des messages) au mailing papier.

Coût par Commande en € – E-mail
Coût d’expédition pour mille messages

3.00 €

Transformation du site
Taux de clic *

0.5%

1.0%

1.5%

2.0%

5.0%

7.5%

10.0%

1.0%

60.00

30.00

20.00

15.00

6.00

4.00

3.00

2.5%

24.00

12.00

8.00

6.00

2.40

1.60

1.20

5.0%

12.00

6.00

4.00

3.00

1.20

0.80

0.60

7.5%

8.00

4.00

2.67

2.00

0.80

0.53

0.40

10.0%

6.00

3.00

2.00

1.50

0.60

0.40

0.30

* Nombre de visiteurs ayant visité le site suite à e-mailing parmi 100 destinataires

Ici aussi, nous trouvons une acceptation forte de ces CPO media parmi les business models de vente à distance. Une campagne d’e-mailing est très peu productive en nombre de commandes. Elle est très attractive en coût par commande. Il en résulte la spirale de sollicitation dans laquelle s’engagent les détenteurs de base e-mail.

Les 3 media considérés offrent donc des coûts par accord incroyablement attractifs.

Téléphone, SMS, E-mail sont parmi les media les plus destructeurs d’un fichier

Ces 3 media sont les plus intrusifs de notre panoplie.

Je pousse mon message tellement fort vers le consommateur que je l’oblige à réagir : décrocher, répondre, consulter… A compter de mon émission, il n’a pas le choix. Il doit m’accorder son attention. Mal vécue, cette intrusion peut détruire progressivement ou violement notre relation.

Le téléphone, le summum de la violence media

En vente à distance, le téléphone est le plus intrusif des media à notre disposition. La sonnerie donne l’ordre au prospect de décrocher. Nous rentrons dans sa sphère privée. Nous imposons le contact, notre marque, notre offre. La confrontation humaine oblige à l’échange. Le contact est totalement subi par le prospect.

Le SMS, l’intrusion au fond de la poche du consommateur

Avec le SMS, l’intrusion est « médiane ». La sonnerie, la vibration donne l’ordre de consulter. Le moment de confrontation est celui de l’émetteur. Toutefois, la forme de livraison de l’information : du texte écrit, un message court peut limiter la perturbation.

L’E-mail, victime de son économie d’expédition et d’un trop plein

L’e-mail subit le poids de son histoire et les dérives liées à son économie attractive.

Au début de l’internet, l’internaute payait sa connexion au volume d’informations transférées. Nous payions pour récupérer le courrier envoyé par nos relations. La notion de SPAM s’est d’abord développée sur cet écart entre le financement de la réception par le consommateur et l’arrivée de messages non sollicités. Très vite, les principes de l’opt-in ont émergé.

Aujourd’hui, la facture internet du consommateur est indépendante du volume.  « Malheureusement », le coût d’expédition ridiculement faible facilite la sur-sollicitation des adresses mail. L’e-mail est victime de la pollution générée par tous les émetteurs qui s’en tiennent seulement à la dimension indolore d’une expédition de quelques milliers de messages.

Évidement, les clients perçoivent tout autrement la réception de dizaines de messages, émis par des marchands connus ou non, sollicités ou non, ils subissent une intrusion !

Réussir un programme de téléphone, SMS, e-mail en devenant l’ami de ses clients

Pour nos 3 media d’intérêt, nous constatons des limites liées à l’intrusion. Si nous agissons mal, nous interrompons des moments de vie privée, nous sommes perçus comme des ennemis. Nous ne pouvons compter sur une relation de long-terme.

Quand les individus admettent-ils des ruptures de leur intimité ?

Lorsqu’il s’agit d’accueillir un ami (un individu, une offre) qui vient enrichir l’intimité.

J’accueille avec bienveillance l’appel d’une relation qui m’apporte une belle nouvelle, prend soin de moi, me propose de vivre mieux…

Prochains posts :

  • Comment initier une relation amicale ? Comment obtenir l’autorisation ?
  • Comment développer une relation amicale ? Quels sont les moments et formes de contact pour développer une relation prospère ?

Il faut tout dire et montrer d’un produit pour mieux le vendre.

17 Déc

Web : Utilisons toutes les informations et media pour raconter nos produits

En e-commerce, la limite du coût de stockage et de diffusion de l’information est tombée. Nous pouvons dire autant que nous le souhaitons sur nos produits, nos offres.

Dès lors, la vente de nos produits via le web doit répondre à l’attente du consommateur : disposer de tous les éléments pour prendre sa décision et passer à l’achat.

Établir un argumentaire, produire une fiche produit c’est répondre à toutes les questions que tous les consommateurs peuvent se poser seul devant l’écran. C’est éviter de les laisser rebondir vers d’autres marchands, d’autres sites.

Répondre à toutes les questions, se mettre dans la peau du consommateur

Pour comprendre les attentes des consommateurs, il faut penser comme eux, se demander ce que peuvent être leurs questions et nos moyens de leur répondre.

  • Quel est le prix ? Réponse toujours apportée.
  • Quelles sont les caractéristiques techniques du produit : dimensions, consommations, poids… ? Point plutôt bien traité sur la plupart des sites.
  • Quelle sont les coûts consécutifs à l’achat : consommation électrique, recharges, consommables… ? Étonnamment absent alors que cette question est souvent posée en magasin.
  • Comment mettre en route mon produit : quel est le temps à consacrer au montage, à la configuration… ? Avez-vous remarqué que les modes d’emploi des produits sont quasiment introuvables sur les sites marchands avant ou après vente.
  • Quelles sont les conditions d’entretien de mon produit : lavage, produits… ? Étonnamment absent alors que cette question est souvent posée en magasin.
  • A quoi ressemble mon produit sous toutes ses coutures, sous différents angles, en différentes couleurs ? La question de la couleur est généralement traitée. La multiplication des regards sur le produit est souvent oubliée en but aux photos disponibles chez le fournisseur.
  • Quels sont les avis des sites spécialisés, de la presse, des autres consommateurs ? Ce point est aujourd’hui plutôt bien traité.
  • …/…

En consultant de nombreux sites marchands, je reste sur ma faim d’informations. Au-delà d’une structuration défaillante, le volume et la précision sont en deçà de mon attente. Je ne dispose pas d’assez d’éléments pour prendre ma décision.

Un manque d’informations aboutit à un report de l’achat dans le temps ou vers d’autres circuits. Nous devons donner aux prospects toutes les raisons de passer à l’acte : l’information est le premier moyen, l’offre est le second.

Détecter les questions encore en suspens

Pour identifier les questions des consommateurs, il faut les solliciter. La solution peut consister à intégrer des appels à question clients dans les fiches produits.

Au fur et à mesure, nous pouvons enrichir nos argumentaires ainsi que la relation avec les prospects.

Multiplions les regards sur un produit

Une de mes principales frustrations lors de mes emplettes en ligne est la faiblesse de l’offre photos.

En magasin, acheter un produit c’est le prendre en main, le faire tourner pour l’examiner avec différents angles de vue, varier la distance pour voir certains détails.

Les fiches produits doivent proposer cette richesse d’images. La simple photo constructeur ne suffit pas. Le numérique permet de générer de nombreux visuels.

Au référencement produit, des démarches peuvent être mises en œuvre pour aboutir à un tour systématique de l’offre en images.

Les utilisateurs, sollicités pour leurs commentaires, peuvent l’être aussi pour leurs photos produits.

Osons la vidéo !

La vidéo permet de faire réellement le tour d’un produit, d’en faire la démonstration en usage.

Récemment, Business Insider relatait une sur-performance de 6 à 30% pour les produits dotées d’une vidéo sur le site de Zappos.

Conséquence, 8 000 produits sont aujourd’hui enrichis d’une vidéo. 50 000 le seront en 2010.

Zappos aura 10 studios intégrés qui produiront ces vidéos.

Plus près de nous, Vente Privée met en œuvre une démarche de même nature : la scénarisation du produit, de sa vente.

Simulons pour se faire envie une conversion produit meilleure de 15% : à combien de ventes additionnelles une vidéo maison est-elle financée ?

S’il le faut, privilégions l’information à la qualité de sa mise en forme

La question du coût posée ci-dessus entraîne celle de la qualité. Je pense que l’information diffusée supporte une qualité moindre que celle exigée hier sur les supports off-line.

Je préfère obtenir une réponse « frustre » à mes questions plutôt que pas de réponse du tout.

Je pardonne des photos aux éclairages « semi-professionnels », si je gagne en plus de la vue standard la possibilité de voir l’arrière du produit (celui qui présente par exemple la connectique d’une TV). Je pardonne la vidéo « semi-professionnelle » si enfin elle me permet de savoir comment sera monté le produit.

De manière générale, donner plus d’information aux consommateurs répond à une attente générale de plus d’attention et de service de la part des marchands. Chouette ! Je pense que cette démarche est également plus génératrice de performances.

Validez la disponibilité de votre marque sur 72 services en un clic et 8 secondes

8 Déc

Protégez votre marque en enregistrant vos noms d’utilisateur

La marque – celle de notre société, ou notre nom – est l’un de nos premiers actifs. Celui par lequel la bonne nouvelle de notre existence, de nos offres se transmet. Avec la montée en puissance des media sociaux, nous devons préserver cet actif, sinon le faire vivre. La première action à engager est d’enregistrer nos noms d’utilisateur sur les media sociaux.

Namechk.com fait la recherche

Regardez la capture vidéo ci-dessous. En 8 secondes, Namechk valide la disponibilité de la marque Coubray sur 72 services. Cela va tellement vite, que je vous ai fait la démo deux fois !

Essayez par vous même. Poussez le lien suivant : Namechk.com. Saisissez le nom de votre marque. Voyez la disponibilité. Faites vite. J’ai fait l’exercice pour plusieurs marques ou noms de personnes connues. Les places se font rares sur les grands services.

Enregistrez vos marques sur les services majeurs, prenez date. Investissez 50 minutes pour protéger votre premier actif !

Après avoir validé la disponibilité, l’étape suivante consiste à passer à l’enregistrement. En général, comptez moins de 5 minutes par service pour disposer d’un compte.

Si l’objectif de votre démarche est de créer un utilisateur entreprise. Jouez à minima les services suivants :

  • Réseaux sociaux : Facebook, LinkedIn (voir le profil entreprise), Viadeo (non pris en compte par Namechk)
  • Micro-Blogging : Twitter
  • Vidéo : DailyMotion, YouTube
  • Partage de bookmarks et ressources : Delicious, Digg
  • Commerce : eBay (pour le cas où…)
  • Photos : Flickr (voir les usages de type groupe pour fédérer les images autour de sa société), PhotoBucket (idem)

Je viens de lister 10 services. A 5 minutes par service, voir 10 si vous voulez comprendre ce dont il retourne, votre investissement sera de 100 minutes maxi. 100 minutes et votre marque sera à vous seulement le jour où vous passerez à l’action dans l’usage de ces media.

Au fait, commencez, à l’inscription postez une vidéo (votre dernier film publicitaire), chargez une photo (votre dernier produit ou votre dernière page presse), partagez un lien…

Et vous, quels enregistrements recommanderiez-vous pour une entreprise ? un individu ?

Les sites de Namechk sont dominés par des serveurs d’origine US. On doit s’interroger sur la sélection que je propose ci-dessus et aussi sur l’existence d’alternatives françaises. Des propositions ?

PS : Merci à Muriel Vandermeulen du blog Écrire pour le Web qui a posté un lien vers Namechk via son fil twitter : @ecrirepourleweb

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