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Affichage et tag 2D : le contre-exemple Bose

22 Juin

Par souci d’efficacité commerciale, je suis à la recherche de toute solution qui raccourcit le trajet entre un prospect / client et mon offre.
Le tag 2D répond à cette demande. Implanté sur un support de communication, il permet le déclenchement d’une action pré-définie par le commerçant. Le tag 2D, ses cousins les flashcode, smarttag sont des facilitateurs de relation directe au client.

Bose expérimente avec échec le tag 2D

Aux aguets, j’ai repéré la dernière campagne d’affichage Bose. Je l’ai vu dans le métro, sur la ligne 1, à la station Charles de Gaulle (le détail a son importance, vous le verrez). Elle promeut deux produits : une station d’accueil pour iPhone, un casque. Elle intègre un tag 2D sur chaque 4 par 3.

Une affiche 4 par 3, un mobile tag dans le coin et hop !

Stimulé, j’ai dégainé mon iPhone, lancé mon application dédiée : MobileTag. Jusqu’ici tout va bien.

Le tag est repéré. Le navigateur mobile est lancé. La connexion est établie. J’arrive en quelques secondes sur la page Bose. Je suis entre Charles de Gaulle et Georges V.

Page de transition à 2 choix et une ergonomie "sybilline"

J’ai face à moi deux options non immédiatement identifiables : une icône de type « play » sur un lecteur multimédia, une invitation textuelle à visiter le site Bose.

Premier échec : mise à disposition d’un contenu multimédia trop lourd

Mon premier choix a été de voir le contenu multimédia. Vous vous souvenez, j’étais avant Georges V, le contenu – 45 secondes de vidéo – a été disponible à Palais Royal, soit 5 stations et environ 5 minutes après le clic.

3 à 5 minutes d'attente...

...45 secondes d'une vidéo sans valeur ajoutée.

Sa consultation s’est révélée sans valeur ajoutée. Sans mon intérêt professionnel, j’aurais oublié Bose.

Vous pouvez objecter que je n’avais pas à me connecter dans le métro. Le flux mobile est disponible en Edge, pas en 3G. Oui, mais l’affiche était dans le métro. La consultation de contenus légers passe sans problème.

Second échec : accès à un site non optimisé pour le mobile

Arrivé au Palais Royal, j’ai donc opté pour la seconde solution : la visite du site Bose. J’ai été rapidement (1 station) rerouté vers un site conçu pour une consultation sur PC, illisible sur mon mobile.

Alternative, accès au site Bose non optimisé pour le mobile.

Profitons du raté Bose : 4 principes pour une utilisation réussie du tag 2D

Il faut apprendre de ses échecs. Il est encore plus simple d’apprendre de ceux des autres.

Je retiens donc de cette mésaventure, 4 lignes directrices pour de futures opérations exploitant les SmartTag

  • Ergonomie mobile : Exploiter ces tags c’est dialoguer avec les consommateurs en situation de mobilité. La conception des pages, les natures des contenus tout doit être pensé pour le mobile. La première manifestation visible d’une telle conception est dans l’ergonomie. Les modes d’interaction doivent exploiter les standards de ces outils.
  • Site mobile à tous les étages : Les pages doivent être optimisées pour le mobile. Les contenus doivent être livrés dans des sites mobiles. L’ensemble du message doit s’intégrer dans un site dédié à cet univers.
  • Légèreté du contenu : En raison des contraintes actuelles des réseaux, la vitesse d’affichage doit être privilégiée. La légèreté du contenu est donc une priorité. Je pense qu’il faut bannir pour l’instant le son, la vidéo et rester au texte, à l’image fixe (photo, illustration).
  • Contenu et proposition à valeur ajoutée : Enfin, et surtout, ces démarches font sens si elles délivrent une valeur « in-situ » à l’utilisateur. Disons par exemple : le complément factuel à l’affiche (caractéristiques techniques, photos…), le point de vente le plus proche (géolocalisation), un formulaire simple pour obtenir un échantillon ou être rappelé… Bose dispose de toutes ces informations sur son site web, les adapter à la nature de l’opération était possible à moindre effort.

Avez-vous déjà repéré des opérations réussies d’information directe du consommateur utilisant le tag 2D ? Si oui, je suis preneur des références.

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Business model freemium : Evernote est rentable avec une conversion à 7%

2 Juin

Connaissez-vous le freemium ? Sa définition est simple : offrir un service de base gratuit, proposer des valeurs ajoutées payantes soit dans le cas d’un one-shot, soit en abonnement.

Ils sont un des miracles du numérique. Evernote a fondé sa politique de développement sur ce schéma économique.

Evernote, un exemple de site rentable en business model freemium

Evernote propose une solution de collecte et de partage de notes multimédia, multisupports. Avec cet outil, je gère toutes mes prises de notes. Quelque soit le format : texte, web, photos, films, documents… Quelque soit le lieu de collecte : bureau, maison, rue via mes outils web, mon PC, mon mobile. Vous trouverez une description des fonctionnalités au bout de ce lien.

Le service de base est gratuit. Il couvre une fraction très significative du besoin. Pour 5$ mensuels ou 45$ annuels, je peux l’enrichir : travail collaboratif, capacité de stockage étendue, fonctionnalités avancées…

Grâce à la quai-absence de coûts de mise à disposition du produit, grâce au potentiel de partage d’une bonne application (sa viralité), il est possible de mettre en main gratuitement, non plus l’échantillon mais la totalité ou presque du produit, et ensuite de convertir. Le modèle est pur : l’offre est le produit. La gratuité est la contrepartie de l’essai. Charge ensuite à l’opérateur de transformer. La faiblesse des coûts permet de travailler avec des taux de transformation bas.

Alors combien ?

Dans une récente intervention, synthétisée par TechCrunch, Phil Libin, le CEO d’Evernote nous donne quelques informations clefs. Si vous avez environ 25 minutes, si voulez creuser le sujet, la vidéo est sur Vimeo. Elle est riche de beaucoup d’éclairages sur l’état d’esprit associé à ce business model. Voici les infos clefs :

  • Le taux de transformation des nouveaux en payants est à 0.5%
  • 24 mois après leur inscription, parmi tous ceux qui sont encore actifs, on atteint un taux de transformation cumulé à 20%.
  • En moyenne, le taux de conversion est à 7%. Je calcule cette donnée à partir de son propos. Chaque utilisateur actif – payant ou gratuit – génère un équivalent revenu de 0.25$ par mois. Le revenu d’un abonné mensuel est de 3.75$. Donc il y a 16 actifs pour 1 payant et un taux de conversion de 7%.

Dans mon vieux métier, la rentabilité après mise en mains d’un échantillon payant était le plus souvent autour de 25% de conversion.

Le modèle freemium et rentable d’Evernote permet donc la performance avec 4 fois moins de conversion et aussi 4 fois moins de revenu mensuel (nous facturions autour de 25$ par mois).

Belle performance et aussi superbe opportunité pour les éditeurs de contenus et services désireux d’explorer les modèles freemium.

A lire également : Evernote, prendre des notes sur tout support, toujours les retrouver

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Nuit des Musées : boucle de trafic off-on et opération de buzz à base de 4 par 3, tag 2D et hashtag. Kesako ?

14 Mai

Pour la Nuit des Musées, ce Samedi 15 Mai 2010, l’organisateur invite les utilisateurs à « twitter la nuit ». Le principe est celui d’un partage par les internautes mobiles via Twitter de leurs bons plans. Les visiteurs apposeront le hashtag #NDMTW sur leurs messages. Les bonnes nouvelles seront ainsi relayées via le media social.

Promotion de l’opération : relais entre l’affichage 4 par 3 et le web mobile


Si je vous parle de cette opération, c’est qu’elle est la mise en œuvre réussie de mobile tag.

Une campagne 4 par 3 promeut la Nuit des Musées. Elle porte les informations clefs : visuel symbole, nom de l’opération, date, prix (gratuit), adresse web, sponsors… et dans le coin droit, sans légende, un tag 2D.

Les curieux, les frustrés du tag activent sans plus tarder leur application. Dans mon cas : Mobile Tag. Après avoir visé le tag, l’application et le mobile font leur travail. Le prospect arrive sur la page dédiée au mobile et à l’opération du blog Nuit des Musées. Celle-ci explique de manière simple le principe de l’opération décrit ci-dessus. Les curieux sont valorisés. Une forte proportion doit relayer la nouvelle.

Site mobile de destination après consultation du tag 2D

Edward Munch, Nuit des Musées : la culture montre la voie du code 2D

Cette création de trafic est la seconde que je repère dans l’univers culturel. La pinacothèque avec l’expo Munch avait ouvert la voie. Elle permettait depuis les affiches présentes sur le réseau Metrobus de découvrir quelques œuvres du peintre.

Regardez, derrière la chaise, un tag 2D !

Les promoteurs d’événements culturels parient donc sur l’ouverture d’esprit de leur public et sur leur capacité à explorer ses nouvelles technologies. Ils renouvellent ainsi leur communication et dynamisent leur relation avec leur public.

Les tags 2D, outils des stratégies multicanal

Lorsque l’on développe des communications ou présences multicanal, on est souvent confronté aux pertes d’audience à l’occasion du passage d’un media à l’autre. Mes prospects diffèrent leur action car ils ne disposent pas immédiatement des « outils » requis. Le lecteur d’un encart devra franchir plusieurs étapes avant de retourner son bon de commande. Dans la rue, le « spectateur » d’une affiche aura un parcours encore plus long avant de pouvoir réagir à une offre. Les tags 2D, plus tard la réalité augmentée, font sauter de nombreuses étapes et facilitent la mise en relation entre prospect et émetteur.

J’imaginais donc cette technologie rapidement adoptée par les marchands spécialisés en technologie. A l’occasion d’offres spéciales, RueDuCommerce, Surcouf, Pixmania… pourraient créer du trafic à partir d’affichages à durée limitée. Leurs offres sont aujourd’hui dans le métro, pourquoi ne pas tabler sur de l’achat d’impulsion ? De même, la presse micro qui enrichit parfois ses articles de complément web routés via des tags 2D serait l’hôte parfaitement indiqué d’offres publicitaires à pensée marketing direct.

Je remercie donc ces annonceurs culturels d’avoir démontré avec efficacité l’intérêt de cette technologie. J’attends avec impatience de découvrir des actions commerciales probantes.

Avez-vous vu des exemples en France ou ailleurs ?


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Application mobile et VAD : quelles valeurs ajoutées proposer ? 10 pistes de travail

22 Déc

Le mobile est l’outil de dialogue le plus proche du consommateur

Le mobile contemporain, terminal internet, emporte des spécificités fortes quant à ses lieux et moments d’usage. Sa portabilité et sa présence permanente avec le consommateur en font l’outil de dialogue le plus proche de nos clients.

Parmi tous nos media de contact – catalogue, mailing, internet sur le PC, presse… – seul le mobile est toujours « sur » le consommateur. Aucun autre vecteur, de conquête ou de fidélisation, n’offre cet avantage de proximité résidente.

Inconvénient, l’application mobile est déclenchée par le client. Nous sommes en « pull ». Nous ne pouvons pas imposer notre présence. A nous de révéler des raisons d’usage à même de déclencher le chargement de l’application puis son usage. De telles justifications se trouvent à proximité de la relation entre nos clients et nos produits, notre marque.

A ce titre, nous devons réfléchir à ce que seront nos applications mobiles. Vous trouverez ci-après quelques pistes de réflexion applicables à la Vente A Distance.

10 bonnes raisons de proposer une application mobile : entretenir et développer la relation

La plupart des raisons de mettre à disposition une application mobile sont fondées sur le service aux clients. J’accompagne mes clients dans leur utilisation de nos produits. Je les aide à mieux consommer, mieux profiter de leur investissement. Je tire partie de la proximité du mobile. J’aide le client dans son utilisation avec le canal de dialogue le plus proche du bien consommé et du consommateur. Je pense que l’application mobile est avant tout un outil au service de l’expérience utilisateur.

1- Suivre sa commande

En tant que client, le moment où j’attends l’arrivé de mon colis est un moment clef. J’ai commandé. J’attends la livraison du colis à mon domicile ou en point relais pour enfin profiter du produit, réellement consommer.

Bien entendu le push, le SMS peuvent m’informer de la disponibilité de mon colis. Mais, dans les transports, dans la rue, à proximité de mon point de collecte ; je peux avoir envie de :

  • Savoir où se trouve le produit dans le flux de livraison,
  • Être guidé jusqu’au point de retrait
  • Connaître les références de ma commande pour enfin en profiter !

2- Retirer sa commande

Au moment du retrait, l’application mobile doit me permettre de disposer de mes références, d’avoir avec moi tous les éléments nécessaires à la mise à disposition de mon produit. J’évite ainsi d’emmener avec moi du papier. Je partage mon écran avec le dépositaire, voir le code barre de ma commande. En tant que marchand, j’accélère et facilite la mise à disposition du colis.

3- Consulter son historique de commandes pour le partager

J’ai aimé un produit. Je le fais savoir. Souvent, la première façon d’exprimer ma satisfaction est de le dire à mes proches, de leur montrer ma dernière acquisition : « Regarde ma superbe double kafouillette à triple roulette ! ». En cas d’intérêt, je dois pouvoir envoyer les références, adresser le lien qui va bien, parrainer mon ami. L’application mobile peut jouer ce rôle. Je partage mes belles références, je fais profiter mes filleuls d’avantages.

4- Gérer ses envies produits

Shazam permet la reconnaissance de morceaux avant d’aboutir à l’achat. SnapTell ou l’application Amazon offrent la reconnaissance de photos, la consultation de bases marchandes et la présentation de produits identiques à ceux que nous avons pris en photo. Ces outils sont des utilitaires pour transformer nos coups de cœur en envie d’achats, commandes.

L’application mobile doit me permettre d’enrichir ma « wish list ». Souvent, c’est dans la rue, au détour d’une rencontre que j’envisage mes futurs achats. Mon partenaire VADiste doit être là à ces moments clefs de consommation pour m’aider à organiser mes envies.

5- Mettre de côté un article

L’application BrandAlley propose cette fonctionnalité. Elle permet de retrouver l’article réservé sur son ordinateur pour terminer la commande, la compléter par une autre référence.

6- Renouveler et compléter ses commandes : réassorts et consommables

Nos business models de VADistes fonctionnent au mieux lorsqu’il y a « re-commande ». La raison de commander de nouveau un article est souvent liée à sa fin d’utilisation : « oh zut, il n’y en a plus ». La photo du code barre de l’article, de son tag 2D, la consultation de mon historique… doivent faciliter ce nouveau passage de commande.

A noter : des fonctionnalités push peuvent aider les consommateurs à anticiper la fin probable d’un cycle produit.

7- Commander à partir du papier

Pratiquant le off-line, nous avons buté sur la difficulté des prospects à passer à l’acte. Pour commander un produit à partir d’une page presse, d’un catalogue, il faut se lever, attraper un crayon, remplir un coupon, préparer le règlement (se lever une seconde fois pour trouver sa CB, son chéquier), le plus souvent mettre ce coupon dans une enveloppe et enfin au détour d’une sortie poster sa commande. Si le canal de passage de la commande est l’ordinateur, on trouvera également un minimum de 5 étapes et plus de clics.

Le tag 2D – voir les expériences en presse micro – permet de diriger automatiquement le client vers le caddy et le règlement de la commande. L’application mobile peut être un moyen de commande au service du papier.

8- Fédérer sa communauté de clients

Pour les produits passion, il peut être riche de regrouper ses utilisateurs, de leur permettre de se retrouver pour partager leurs intérêts, se montrer leurs (nos) produits. Imaginez l’équivalent d’un DisMoiOù appliqué à votre passion, vous allez sur un spot et vous souhaitez savoir si d’autres adeptes sont à proximité. Votre marchand, le médiateur, vous apporte ce service.

9- Aider ses clients dans l’usage de leurs produits

De nombreux objets nécessitent une aide, un mode d’emploi. Le terminal mobile et l’historique de commandes de nos clients sont le moyen de leur apporter in situ l’aide à l’utilisation : notice, vidéo, conseils de montage.

10- Promouvoir l’application et ses bénéfices

L’application mobile fonctionne en pull. C’est le client qui décide de la charger, de l’utiliser. Ces décisions dépendent de la valeur d’usage que nous leur proposons.

Il faut donc utiliser les fonctionnalités push des applications et aussi les autres canaux pour faire savoir tous les bénéfices à retirer de telles applications.

Des offres spéciales mobiles peuvent évidement constituer un moyen traditionnel de promotion des applications mobiles.

Le e-book s’imposera comme un outil de lecture incontournable, 5 indices du lundi matin…

30 Nov

Je suis plusieurs sites consacrés au livre électronique. Au-delà de ma conviction personnelle, tous les jours je vois des indices qui me convainquent de l’inexorable montée en puissance du e-book. Ce lundi matin, en 10 minutes de consultation de mes flux RSS, voici 5 indices.

L’ergonomie du e-book dépassera celle du livre

De nombreuses fonctionnalités sont en cours de développement pour faciliter l’accès aux informations, la lecture des textes et images.

Le e-book permet la consultation d’un texte à l’ancienne. Il va plus loin grâce à la mise à jour, les hyperliens, l’intégration de contenus dynamiques (embarquant des liens, du multimédia).

Les interfaces homme machine aboutiront à une consultation plus efficace du contenu. Pour exemple, une vidéo présentant le lecteur de BD de la société Mozzo (information repérée sur le site eBouquin). Ce lecteur utilise l’accéléromètre de l’iPhone et permet donc une navigation dans la planche en fonction des mouvements de l’utilisateur.

Le cabinet Forrester s’excite

Forrester est une société d’études US. Ils vendent des synthèses, analyses, chiffres sur les marchés du high-tech. Leurs prédictions ont souvent été fausses quant à la date de réalisation. Toutefois, leurs annonces sur les mouvements en cours et les mutations à venir se sont généralement révélées fondées.

Depuis quelques mois, Forrester met en évidence l’inéluctable percée et réussite du eBook. Cette fois-ci, leur annonce est concentrée sur le marché du scolaire dont ils pensent que ce sera le premier marché pour le eBook d’ici à 5 ans (repéré via TeleRead).

Le livre électronique s’offre en un clic

eBouquin rapporte l’initiative d’AveComics qui permet d’offrir en un clic un eBook (voir capture écran infra).

Le livre électronique bénéficie de la possibilité d’être offert. Je sais que mon destinataire est équipé d’un lecteur. Je peux acheter un livre et lui faire parvenir en quelques clics un lien vers un site de téléchargement. Je peux me réveiller à la dernière minute. Je peux faire découvrir des ouvrages rapidement à mes amis. Je n’ai pas à payer de frais de port…

Aux US, les ventes d’eBook Amazon s’envolent : 48 eBook vendus pour 100 livres physiques

Ci-après la copie d’une citation de responsable Amazon : « « For every 100 books we sell in physical, we sell 48 Kindle books, » said Cinthia Portugal, a spokeswoman for Amazon.com. « This is up from 35 books for every 100 in May. Our customers tell us they read more with Kindle because they never have to worry about running out of books. » (source : Post-Gazette)

Ces chiffres semblent incroyables. J’en arrive à douter de l’existence d’une coquille. Dans tous les cas, ils corroborent les tendances affirmées au fur et à mesure des semaines par les fils d’information.

Les lecteurs subventionnés par l’abonnement arrivent

EBouquin encore rapporte des offres US d’abonnement couplé presse et reader (voir ici). On se rappelle de l’initiative française des Echos. L’abonnement à la presse devrait petit à petit être vendu en offre couplée : eReader + abonnement au contenu.

Dans le cas des livres, la même mécanique est envisageable. On doit se souvenir des modèles à la France Loisirs. « Engagez-vous à acheter n livres et je vous ferai bénéficier d’avantages… ». Engagez-vous pour n mois de lecture et je vous dote d’un lecteur. Engagez-vous pour n ouvrages dans les 24 prochains mois et je vous dote d’un lecteur.

Les opérateurs de télécom sont les experts de ces techniques de vente. Ils disposent de points de vente. Ils ont également des réseaux pour acheminer les flux. Ils seront donc les concurrents ou alliés des distributeurs de livres / contenus.

A quand une offre de ce type proposée en direct par Amazon ?

Premier Chapitre des romans sur iPhone, le début du mouvement du roman vers le marketing direct

6 Nov

Une application iPhone pour consulter le début des romans

Je vous ai parlé de l’application Musso (ici) qui propose le début du dernier Musso sur iPhone, ce en version dédiée.

Deux blogs spécialisés eBouquin et NumerikBook relaie la sortie de l’application Premier Chapitre. La force de celle-ci est de mettre à disposition les premiers chapitres des romans du moment.

Si vous mordez à l’hameçon, la géolocalisation vous guidera vers la librairie la plus proche.

Cette nouvelle initiative va dans le sens de quatre de mes convictions sur le futur du livre.

Avec le livre numérique, l’échantillonnage sera roi

Le livre numérique supprime tout coût de mise en mains du contenu. Par la magie des câbles et ondes, je peux donner à goûter à mes créations. Puisqu’il n’y a plus de coût à la diffusion de mes réalisations, alors en qualité d’éditeur j’ai intérêt à faire savoir au plus grand nombre. Au-delà du travail de création d’environnement et de trafic, la meilleure façon de faire vivre l’expérience que je propose est d’échantillonner : « Essayez, cela n’engage à rien… », « Une expérience inoubliable vous attend à un clic d’ici… ».

L’échantillonnage entraînera le roman vers le marketing direct

Pendant plus de 10 ans, aux Editions ATLAS, j’ai pratiqué l’échantillon payant, le « loss leader ». Pour le faire réussir, il faut lui associer des techniques de vente à distance. En premier lieu, la mise à disposition du contenu doit être « monnayée » contre une mise en relation avec le prospect : la capture de l’adresse, un flux d’informations. Dans un second temps, un schéma de transformation doit être engagé. Pour pousser le prospect à la conversion, les éditeurs et/ou les distributeurs devront proposer des arguments saillants : bien entendu des contenus, la suite de l’histoire mais aussi et cela viendra des valeurs associées (primes, fonctionnalités, remises…).

La mise en œuvre de dispositifs d’échantillonnage aboutira à des pratiques VADistes pour les acteurs du monde du roman.

De nouvelles formes de roman apparaitront, prolongement de l’échantillonnage

Très vite, les contraintes associées à cette pratique commerciale émergeront. L’auteur devra donner beaucoup et très vite pour engager son lecteur à le suivre au-delà de l’échantillon. Des mécaniques de type feuilletoniste du 19ème ou série TV seront mises en production. On peut s’interroger sur la nécessité de vendre tout le roman en une fois. Pourquoi ne pas fragmenter le roman en plusieurs épisodes vendus à l’unité ?

Les libraires ne seront pas les bénéficiaires du mouvement

Je pense que les libraires seront mis à l’écart de cette évolution. Mon iPhone, mon eBook, ma tablette sont connectés. Je ne vois aucune raison pratique à me déplacer en librairie pour acheter la suite de ce début d’histoire envoutant dont je viens de charger les premiers chapitres. Pour l’éditeur, il faudra optimiser la conversion. Bien évidemment, elle sera meilleure en un clic qu’en un déplacement. La transformation aura lieu en ligne. Avec le livre électronique, le roman s’éloignera de la librairie.

Guillaume Musso publie un extrait sur IPhone, du marketing pas de l’édition électronique !

20 Oct

Mercredi dernier, l’excellent blog iphon.fr relayait la sortie d’une application iPhone à l’occasion de la publication du prochain Musso. Elle contiendra un extrait et sera dédiée. (Voir post sur iPhon.fr ici). Cette annonce appelle les commentaires développés ci-après.

Toute initiative en faveur du livre électronique est un plus !

Le livre électronique amorce sa montée en puissance. Il dispose d’atouts : sa capacité de stockage, son confort de lecture, son poids, sa « communicabilité »…
Chaque nouveauté qui le met en évidence contribue, sinon à l’imposer, au moins à le promouvoir.

L’application Musso, c’est du marketing.

Un extrait sur une application c’est de l’échantillonnage. A ce titre, il s’agit de communication et de marketing.
Que se passe-t-il après n pages ? Le post ou les informations disponibles sur le net ne le disent pas.
Que deviendront les lecteurs échantillonnés ?
Devront-ils retourner au papier ? Auront-ils une offre de transformation vers le roman complet ?

La préfiguration d’un nouveau schéma de distribution ?

Si l’option d’offre de conversion à l’issue de l’échantillonnage est retenue. Alors cette annonce est une vraie première.

Demain, les éditeurs de roman pourront diffuser des échantillons sélectionnés : le début, un / des moment(s) clef(s). Ils auront ensuite à transformer leur audience initiale. L’enjeu sera de contrôler la relation vers l’audience constituée. Très vite, la tentation de dépasser une transformation intégrée à l’application émergera. Les cycles de relance apparaitront.

  1. D’utilisateurs d’une distribution indirecte – la librairie – les éditeurs devront devenir également distributeurs directs. Leurs forces de vente, les libraires leur en laisseront-ils la possibilité ?
  2. Est-il plus diplomatique pour eux de confier cette exploration aux distributeurs électroniques ?
  3. De nouveaux éditeurs dédiés et directs émergeront-ils ?

Je parie que ce seront les options 2 et/ou 3 qui gagneront.

A suivre.

Windguru.cz : rêvez toute la semaine du vent du week-end !

8 Oct

Windguru recense 3 604 spots dans le monde, 450 en France. Des lieux où le vent souffle, où des pratiquants de sports nautiques (voiles légères, planche à voile, kite surf…) se retrouvent.

7 jours à l’avance, Windguru prévoit la météo. Toutes les 6  heures les données sont recalculées.

8 variables sont calculées : vitesse et direction du vent, vagues, températures…

Créé par un tchèque, traduit dans 19 langues, le site dépend essentiellement des modèles initiaux de prévision et de la puissance de calcul mobilisée. Ses frais de fonctionnement sont donc minimes.

Le service, addictif pour les pratiquants, est gratuit. La prévision a « 12 heures de retard » par rapport à son heure de calcul. Pour une somme modique – 20€ par an – les utilisateurs peuvent disposer de la prévision en temps réel.

Le service est complété par une application iPhone. Elle permet de retrouver son spot préféré en un clic.

A connaître pour les adeptes d’éole et à découvrir pour les curieux.
Quelles autres passions nécessitent le calcul de prévisions, la mise à disposition d’infos calculées impactant directement sur la pratique ?

windguru

iPhone, 2 applications pour échanger efficacement coordonnées et contacts

2 Oct

Au fil de nos rencontres, nous avons souvent besoin de partager nos coordonnées ou de donner le contact d’un tiers à joindre de notre part.

Utilisateurs d’iPhone, 2 applications remplissent efficacement cette mission : Bump et VCarder.

Avec Bump, lancez l’application, votre interlocuteur fait de même sur sa machine, touchez vos mains, les cartes de visite sont échangées !
En un tour de mains, grâce à l’oscillomètre, l’échange de cartes de visite prend une nouvelle dimension.
La vidéo de démonstration figure ci-après.

Visiter le site de l’éditeur : Bump Technologies.

Moins magique, plus classique et très efficace, VCarder vous permet de sélectionner un ou plusieurs contacts dans votre gestionnaire et de les adresser immédiatement par mail au(x) destinataire(s).

VCarder

A télécharger sur l’AppStore pour vous faciliter le réseautage !