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Aux États-Unis, avec Undercover Boss, la téléréalité s’attaque à l’entreprise

24 Mar

Undercover Boss, le dernier concept de téléréalité US

Depuis le 7 Février, CBS diffuse Undercover Boss.

Le principe : le patron d’une entreprise américaine passe une semaine « sous couverture » parmi les employés de base de sa société. Il doit réaliser leurs missions, respecter leurs contraintes, vivre leur vie et voir fonctionner son entreprise de l’intérieur. A l’issue de cette semaine, l’engagement est de prendre des mesures fondées sur ses constats.

Voici pour l’exemple deux des premières entreprises à avoir expérimenté ce concept :

  • Waste Management, 12 milliards de dollars de chiffre d’affaires. 1er opérateur US dans le traitement des déchets.
  • White Castle. 400 restaurants dans 11 états.

L’émission est un succès. Elle est l’adaptation d’un format réglé au Royaume-Uni par Channel 4.

Dernier patron à expérimenter le format, un VADiste : Michael Rubin, le fondateur de GSI Commerce

Dimanche dernier, les téléspectateurs américains ont pu suivre Michael Rubin. Le fondateur de GSI Commerce, leader mondial de la délégation en e-commerce, a passé une semaine à décharger des camions, faire des colis, répondre au téléphone…

Il vient de donner une interview à Shop.org pour partager son retour d’expérience – voir ici. Le propos est un chouilla angélique. Il est toutefois bon d’entendre un patron se rappeler de sa base et réfléchir aux façons de resserrer les liens entre ses strates.

France, à quand « Patron Incognito » ?

Endemol vient d’acquérir les droits pour la France. Nous aurons donc bientôt notre version du « Patron Infiltré ».

Imaginez :

  • Didier Lombard parmi les salariés de France Telecom,
  • Jean-Paul Bailly sur un vélo ou derrière un guichet de la Poste,
  • Carlos Ghosn en train de serrer des boulons.

Téléréalité & Entreprise, une bonne nouvelle

L’arrivée du programme déclenchera certainement des débats sur la relation entre patrons et salariés, l’utilisation de l’infiltration comme un moyen de comprendre sa propre entreprise.

Personnellement, et si le programme est produit avec finesse, je suis plutôt favorable.

Je considère que faire entrer la téléréalité en entreprise est un moyen de promotion du travail, une façon de faire découvrir de nombreux univers professionnels à tous.

Et même si je m’interroge sur la médiatisation du rapprochement entre un patron et ses équipes, je suis très en faveur de la proximité entre la base et le sommet. Dans le cas des grandes organisations, des subterfuges peuvent être justifiés.

De la position du service clients dans le compte d’exploitation et l’organisation : avec le marketing !

15 Déc

Pour une intégration du service clients dans les dépenses marketing

En vente à distance et e-commerce, le service clients est le seul contact humain avec nos consommateurs.

A ce titre, il est un vecteur de dialogue élaboré, un outil de détection et résolution des problèmes.

Il contribue directement à la satisfaction des prospects et clients. Il participe à la fidélisation. Il joue un rôle clef dans la réputation de nos marques.

Le service clients est l’un des principaux media de notre marketing.

Dans de nombreux comptes d’exploitation d’entreprises de VAD, cette entité est regroupée avec les opérations, les frais fixes. A ce titre, elle est présentée en bas des comptes d’exploitation. Elle est analysée comme un centre de coûts. Je pense que nous avons commis une erreur en procédant de la sorte.

Je suis en faveur d’une intégration du service clients parmi les dépenses marketing.

Peu importe, les casse-têtes analytiques, les contraintes comptables. Il convient de placer ce service, comme nos clients, au centre de nos préoccupations, au centre de nos comptes d’exploitation.

En faisant de la sorte, nous protégeons cette dépense. Nous le mettons au centre des processus créatifs destinés à faire évoluer les offres, augmenter nos revenus.

Analyser le service clients au consommateur

Au même titre que nous suivons nos CPO, nos budgets de fidélisation, nous devons regarder nos dépenses de service clients par client, par exercice client ou sur sa durée de vie. Je suis prêt à diminuer mes dépenses media pour financer un meilleur « customer caring ». Sur le moyen et le long terme, couplée avec une politique de mise à disposition d’outils de propagation de la bonne nouvelle (media sociaux), je fais le pari que toute entreprise de VAD qui prend cette voie augmentera sa performance. La rumeur lui sera favorable. Elle recrutera plus grâce au bouche à oreille. Sa fidélisation sera meilleure.

Intégrer le service clients dans l’organisation marketing

En accompagnement d’une vision marketing du service clients, il faut procéder à une mise au diapason de l’organisation. Le service clients fait partie de l’organisation marketing. Son responsable est intégré dans l’équipe du dirigeant en charge de la conquête et la fidélisation des clients. Les superviseurs ou les chargés de clientèle doivent participer à la mise au point de nouvelles offres et partager sur leurs communications. Les représentants des consommateurs doivent être intégrés à ces moments clefs de la génération de revenus.

Pour un service clients intégré

Je considère la CRM comme un des leviers de croissance et de richesse. Je n’externalise pas mes fonctions clefs. Elles sont l’âme et l’avenir de mon entreprise. Je suis donc en faveur de l’intégration des services clients dans leurs entreprises. Les services clients intégrés sont la garantie d’une bonne connaissance des offres, des produits et d’une représentation des intérêts de nos consommateurs. Idéalement, les équipes marketing et celle du service clients vivent ensemble sur le même site.

Et vous qu’en pensez-vous ?