QRCode : Faire du titre de l’affiche « le geste »

28 Juil

Pendant plusieurs années, j’ai pratiqué la vente à distance à haute dose. J’ai eu la chance de jouer avec des plans de tests conséquents. Parmi les conclusions récurrentes : l’importance du geste. Vous savez ces quelques mots qui poussent à l’action, font décrocher le prospect d’un media à l’autre. « Pour profiter de cette offre, retournez vite le coupon ci-dessous ». « Vous voulez devenir beau, grand et intelligent. C’est très simple. Retournez ce coupon. »…

Quand je vois les campagnes qui utilisent le QRCode, je suis souvent surpris. Les mots qui font le lien entre le media d’origine et le site de destination sont généralement absents. Quand ils sont présents, ils sont souvent faibles. Lire la suite

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Présidentielles 2012 : mon bulletin de vote reposera sur 7 catégories de critères de choix

24 Juil

Il y a quelques semaines, j’ai vu nos hommes politiques continuer à s’entretuer. Je me suis dit qu’en prévision des présidentielles de 2012, il fallait prendre le bulletin par le bon bout. Il était nécessaire de construire son programme d’électeur.

L’objectif est simple, plutôt que de subir discours et programmes, il s’agit de clarifier mes critères de choix. J’aimerais identifier mes attentes, les hiérarchiser. Quand enfin, nos politiques commenceront à nous parler, derrière leurs langues de bois, j’essaierai d’identifier le plus proche de mon programme d’électeur. Plutôt que de subir l’offre, je veux clarifier mon besoin. Lire la suite

Recette de l’été 2011 pour vendre de l’anisette : du media, du QR Code, un site mobile optimisé

5 Juil

Il y a quelques jours, dans l’Observatoire du Code 2D, je vous parlais de la campagne plurimedia de Ricard. 4 media pigés. Des QR dans la presse. Un site optimisé pour le mobile.

Voici Pernod, le rival éternel. Les recettes sont proches : une campagne presse (je n’ai pas vu d’autres media activés), un code 2D et un site optimisé pour le mobile. Lire la suite

Présidentielles 2012, c’est quoi votre programme d’électeur ?

3 Juil

A quelques mois de l’élection présidentielle, les ténors de tout bord pérorent.

Les éléphants jouent à devenir chefs de troupeau.

Les anciens juges s’adjugent d’anciens journalistes.

Les prétendants à 2017 gagnent des parts de voix.

Les facteurs orateurs passent le relais à des ouvriers.

Etc…

Passer d’une logique d’offre à celle de besoin Lire la suite

Ces idées qui collent : Les 6 clefs de succès des légendes urbaines sont aussi celles d’une bonne conception rédaction

1 Juil

Tous les mois ou presque, Philippe Buschini de LB Associés publie une note de lecture.

Gros lecteur. Grand curieux. Beau vulgarisateur. Il partage ses découvertes. Il les éclaire de sa prose et sa culture.

Comme le tout est publié sous licence Creative Commons (BY-NC-SA), Philippe nous invite à faire suivre, partager. Ainsi, vous trouverez ci-après sa note sur le livre « Made to Stick ».

Lisez les 6 ingrédients d’une histoire qui colle bien.

Pensez à vos domaines d’exercice : blog, presse, édition, publicité… Ces 6 principes sont une bonne check list avant toute publication et surtout avant toute diffusion d’un message de relation directe au client.

Made to Stick

« Why Some Ideas Survive and Others Die »

Le point de départ de ce livre est l’étude des légendes urbaines et de leur fabuleuse capacité à marquer les gens ! Pourquoi ces histoires fonctionnent-elles si bien et pourquoi les retient-on si facilement ? De leur recherche, les frères Heath ont tiré 6 principes déterminants pour qu’une histoire « colle » :

1) LA SIMPLICITÉ. Mieux vaut un seul message excellent, que plusieurs très très bons. Pour eux, dire 3 choses dans un seul message c’est au final ne rien dire ! Il faut effeuiller une idée jusqu’à sa substantifique moelle. Un grand avocat a déclaré : « Si vous avancez dix arguments, même s’ils sont tous pertinents, les jurés les auront tous oubliés quand ils retourneront dans la salle des délibérations ». Pour être simple, il faut effeuiller une idée jusqu’à son coeur, en excluant sans relâche.

2) L’INATTENDU Pour attirer l’attention, il faut instaurer un effet de surprise et déjouer les intuitions. Il faut opérer un changement, briser un schéma et créer une surprise.

3) LE CONCRET Des exemples tangibles, faciles à comprendre par tous (et non par une minorité d’initiés).

4) LA CRÉDIBILITÉ Pour crédibiliser un message, il faut le faire porter par une personne incontestable (un médecin qui parle de santé est incontestable). Lorsqu’il n’est pas possible d’agir ainsi, il faut trouver un biais en utilisant des témoignages, des chiffres produits par des organismes incontestables, ajouter des détails, etc.

5) L’ÉMOTION Il faut susciter de la passion pour ses idées en faisant ressentir quelque chose à ses interlocuteurs.

6) UNE HISTOIRE Depuis sa tendre enfance, l’homme est programmé pour entendre de jolies histoires, pas pour lire des PowerPoint insipides ! Cela commence par les « Il était une fois… » et se poursuit par les livres, le théâtre, le cinéma, etc. Une jolie histoire permet de prévisualiser une action et de placer son interlocuteur dans un schéma mental favorable.

Un livre à mettre entre toutes les mains et un très bon complément au Tipping Point de Malcolm Gladwell la partie : comment trouver ce fameux principe d’adhérence.

ÉDITION ANGLAISE (ORIGINAL) :
Made to Stick de Chip Heath et Dan Heath
Langue : Anglais | ISBN : 9781400064281 | Éditeur : Random House

ÉDITION FRANÇAISE (TRADUCTION) :
Ces idées qui collent de Chip Heath et Dan Heath (traduction : Danielle Charron)

Langue : Français | ISBN : 2744063088 | Éditeur : Village Mondial

Ricard mixe les medias mais ne systématise pas les connections entre supports

29 Juin

Voilà l’été. Voilà l’été. Avec la chaleur, les vendeurs d’anisettes sortent leurs campagnes. Ricard vante sa capacité à être assemblé ; faire des rencontres disent-ils. Ceci donne lieu à une campagne plurimedia (affichage, presse, radio, web…).

Une page presse, une connexion vers le web via un QRCode

Dans l’Équipe Magazine, dans A Nous Paris, dans la presse, une page met en avant la capacité de Ricard à être mixé. Un QRCode figure en pied de page. Un pousse à l’action timide (en vidéo inversée, petite police) propose de flasher le Code pour voir le film, télécharger l’application Richard Mix Codes. La connection entre la presse et le web est donc établie.

Une affiche, pas de connexion intermedia

Ce jour, sur un quai du RER, la création est dans la même veine.

Gros visuel d’ambiance : rencontre entre liquides. Appel à la combinaison Ricard, autre boisson.

Pas de code.

Ricard, son agence – BETC Euro RSCG – pensent donc que le media presse est adapté à la connexion vers le web et pas l’affichage.

Du slowmotion sur le web, pas de code

Autre lieu, le web. Un film. Des images d’ambiance. Echo à la campagne presse et affichage. Pas de code.

De la radio, pas de connexion

Hier, fin de journée, une grande station radio. De nouveau la promotion de la rencontre entre Ricard et d’autres liquides. Ici pas de promotion web. Les vertus de la boisson sont promues. Les 30 secondes y suffisent. Et c’est tout.

Un site optimisé pour le mobile

A signaler. Le site de destination du QRCode est optimisé pour le mobile. 2 zones à cliquer : la vidéo, le lien vers l’application. Léger. Rapidement affiché. Conforme à la promesse affichée avec le code. Efficace.

Alors, à l’heure du plurimedia connecté, comment combiner les media ?

Observer cette campagne d’un grand annonceur, c’est s’interroger sur la connexion entre les media. Si j’ai intérêt à créer du lead pour faire visionner ma vidéo, faire télécharger mon application de promotion de ma boisson.

Pourquoi, ne pas utiliser tous les media propices ?

A l’usage, je pense que la presse est adaptée. Ce media est historiquement un support à l’interactivité. Les campagnes de marketing direct ont toujours performées en presse. Le coupon, la carte réponse ont utilisé avec bonheur la presse comme véhicule d’exposition. Les smart tags, les techniques d’association entre une page et un site via un mobile en profiteront aussi.

En ce qui concerne l’affichage, le jugement est plus pondéré. Ce media est souvent un media de synthèse. Je passe rapidement un message percutant. Mon audience est peu impliquée – à la différence du lecteur de presse. Sauf que
la combinaison transport en commun, affichage, mobinaute peut être très puissante. Prenez les transports en commun : bus, RER, metro, tram. A Paris. Dans n’importe quelle ville. Le recours au mobile est une constante. Les usagers ont du temps « à perdre », donc potentiellement du temps à allouer à la découverte de campagnes annonceurs. Évidemment, à la condition d’un site totalement optimisé pour les connections légères.

Pour le web, je ne vois aucun intérêt à ajouter des codes sur un écran. L’utilisateur est face à une machine connecté. Le moyen naturel de naviguer est le clic. Autant ne pas le faire changer de terminal ou de mode d’interaction.

Quant à la radio, à part coupler du shazam avec de la navigation. Je ne vois pas encore comment connecter simplement le media radio et l’internet mobile.

 

Lutter contre le nucléaire : Non au référendum. Oui à la pression sur la présidentielle 2012.

25 Juin

Pour arriver à faire sortir la France du nucléaire, de nombreuses voies sont envisageables. Toute pression, toute force qui agit contre le nucléaire est bonne à prendre.

Personnellement, je suis très en faveur d’une pression collective sur les candidat(e)s à l’élection présidentielle 2012.

Exiger une position ferme et irrévocable

Exigeons. Tous. Une prise de position claire et irrévocable sur leur décision à posteriori d’une élection : Au lendemain de leur élection, feront-ils sortir notre pays de cette énergie ? Quand au plus tard ? Comment ?

Ne pas se faire piéger par des engagements à traiter le problème

Je n’ai pas envie de me faire piéger par un discours de type : « un grand débat national est nécessaire », « au plus tard dans les 6 mois, nous organiserons un référendum… », « un haut comité à l’énergie de demain sera créé, il rendra un rapport sur les énergies alternatives à l’atome, bla, bla, bla, bla, bla, bla … ».

Le refendum est un piège

Plusieurs associations dont Agir Pour l’Environnement, militent pour un Referendum pour Sortir du Nucléaire. Comme Stéphane Lhomme, je pense que c’est un piège.

Il interviendra après la présidentielle. Il pourra être différé. Son résultat sera mis en œuvre plus ou moins vite.

Un referendum est organisé par l’Etat. Le travail amont dans les media sera effectué via des caisses de résonnance acquises aux lobbys.

Le spectre de la dépendance énergétique sera agité.

Les arguments rationnels seront agités. Les adeptes d’une sortie du nucléaire se feront passer pour des irrationnels peureux.

L’entrée dans le nucléaire a été une décision unilatérale. La sortie devra l’être aussi. Elle devra être prise par un(e) Président(e) de la République qui le fera pour le bien de sa nation.

Les grandes décisions ont été prises par des responsables éclairés. Ils assumaient le fait de décider pour leur pays, de l’emmener vers un futur meilleur. Près de nous, Mitterrand a mis en œuvre des décisions fortes (que je partage ou non) : l’abolition de la peine de mort, les 35 Heures, les nationalisations… Il n’est pas passé par des demandes de blanc-seing à son peuple sous forme de referendum.

Profitons de l’élection présidentielle pour emmener nos candidat(e)s à l’acte

Nous avons un grand rendez-vous en 2012. Tous. Que nous soyons pour ou contre le nucléaire.

Exigeons de nos hommes politiques de nous dire simplement sans circonvolutions s’ils maintiendront le nucléaire comme source d’énergie ou s’ils nous feront sortir.

Ensuite, nous voterons en connaissance de cause.

Je me demande d’ailleurs si une action pourrait être l’organisation d’une pétition des pros et des contres qui demandent à chaque candidat cette expression de son engagement binaire : Je maintiendrai ou Je nous ferai sortir.

Don du Sang : pour moi, c’est 2 fois par an, et pas grâce au QR Code

24 Juin

Je donne mon sang. Quand je n’oublie pas le passage dans ma commune de l’Etablissement Français du Sang. Sachant, que ce noble établissement ne me relance pas par e-mail ou SMS. La faute à la CNIL m’ont-ils dit. Bref, le plus souvent, je donne mon sang.

Les 14 et 15 juin, j’ai réagi à la Journée Mondiale des Donneurs du Sang. Nous en avons d’ailleurs profité pour faire un article promoteur du Don du Sang sur le blog de ProMedis (le nouveau nom du BHV Médical). A posteriori, voici la campagne d’affichage et le site de destination correspondant.

Noble cause mais 2 fondamentaux non respectés : pas de « pousse à l’action », pas de site mobile

Vous trouverez ci-après deux images :

  1. L’affiche : L’Etablissement Français du Sang. Un visuel riche de sens. Les informations clefs : date, incitation au don. 13 sponsors et partenaires, un classique du genre. Et en sortie de trajet de l’œil, en bas à droite, un code 2D. Sa forme, sa couleur noir et blanc le démarquent de l’ensemble. Il est vu. A regretter, aucun texte ne vient renforcer la nécessité de scanner ce QR code. Aucun pousse à l’action ne vient dire le bénéfice obtenu contre le temps passé à scanner, se faire transférer vers le site cible.
  2. Le site : Comme trop souvent, les concepteurs de l’opération oublient la nature des terminaux cibles, des mobiles. Ils passent outre et présentent le site standard. Inadapté. Non informatif. Le prospect rebondit et passe à son activité suivante. Dommage.

Quelques pistes pour une prochaine action destinée aux utilisateurs mobiles : géolocalisation et collecte du sang. 3 pages.

J’aurais aimé que l’EFS m’incite à donner mon sang de manière concrète : en m’informant des lieux de collecte, de leurs horaires.

On aurait par exemple pu me proposer sous forme d’un site mobile léger :

  • Page 1 : Une géolocalisation ou la saisie de mon code postal pour les 14 et 15 juin.
  • Page 2 : Une présentation des n lieux de collecte classés par proximité.
  • Page 3 : Un affichage des adresses, heures d’ouverture.
  • Page 3 ou 4 : La proposition de m’envoyer un « Reminder » par e-mail ou SMS le jour venu.

En 2012, je surveillerai l’évolution de la qualité des initiatives mobiles.

La conclusion :

  • Je continuerai à donner mon sang ce ne sera pas grâce aux initiatives d’utilisation des codes 2D de l’EFS.
  • Le déclenchement de prospect par les smart codes doit respecter quelques fondamentaux : une création off-line adaptée, un site de destination mobile.

A lire aussi sur ce blog :

L’Artisanat affiche joliment un QR Code et oublie le mobile

23 Juin

Tout commence par une création attrayante…

Je suis utilisateur des transports en commun. Près d’un abribus, je viens donc de croiser une affiche pour l’Artisanat, la première entreprise de France.

La création est belle. Les symboles sont forts : l’artisanat fait le pont entre les générations, les clients. L’artisanat est un constructeur d’avenir, un liant…

Le graphisme est épuré. Le lien entre l’accroche et la signature passe par le QR Code. Tout va bien.

Je le vois. Mon œil est attiré.

…Aucune incitation au clic…

Arrivé sur le code, une fois de plus, l’agence et l’annonceur parient sur la curiosité des chalands. Pas de bénéfice annoncé. Pas de geste à réaliser pour profiter du bénéfice. Seul, le code trône en belle position.

A mon avis, cela ne suffit pas.
Pensons aux créations traditionnelles avec leur lot de mots : « Pour profiter de cet offre, retournez vite votre coupon ! ».
Pensons au web et aux Call To Action : « Ajouter au panier »…

Un simple code c’est bien peu pour pousser au scan et à la navigation.

…et au final pas de site mobile

Cette expérience engagée sous de beaux auspices se termine une fois de plus très mal : sur un site standard, pas un site mobile.

Mon terminal de consultation web dans la rue n’est pas un ordinateur, c’est un smartphone ! Le site à visiter doit donc s’ajuster à ma configuration machine, à mon outil de consultation.

Stimulé par une belle création, tiédi par une absence d’annonce de bénéfice au scan, je suis maintenant totalement refroidi.

Mon iPhone n’affiche que les quelques pixels du haut gauche de l’écran, en essayant de parcourir la home page, je finis par croiser un logo qui dit l’incapacité à afficher du flash.

Fin d’utilisation. Je retourne à d’autres activités. L’Artisanat vient de perdre un lead.

A lire également sur ce site.

A propos des gestes, des « pousse à l’action »

A propos des sites mobiles pour les mobiles

Festival de l’Oh : enfin un site riche et optimisé pour le mobile

17 Juin

Petit matin et passage par la case Gare de Lyon. Je croise une affiche pour le Festival de l’Oh, organisé en Val de Marne. Désolé, le grand âge commence à approcher, la photo est bougée.

Une affiche, un code bien en vue et aucune incitation au clic

Un jeu de mots sur le nom du festival, un visuel symbole de l’eau, une ribambelle de sponsors et en bas à droite un QR code.

Pas d’incitation à l’activation du code. Il est là simplement. Bien visible. A nous les curieux d’explorer.

Bien que le Festival de l’Oh ne m’ait donné aucune justification au scan, j’explore.

Chouette ! Un site véritablement optimisé pour le mobile

Après redirection, la belle surprise vient de la qualité du site proposé au mobinaute. Fait encore trop rare, le site est totalement pensé pour le mobile.

La vitesse de chargement est rapide. La navigation est intuitive. Les zones à cliquer ont des surfaces adaptées à mes gros doigts potelés.

Le développeur de ce site, mamasam, joue très bien sur deux tableaux :

  1. Au-dessus de la ligne de flottaison (ligne de rupture du premier affichage à l’écran) figurent les informations essentielles.
  2. En dessous de cette ligne, il n’hésite pas à développer du contenu dans des pages profondes. Une fois le contenu chargé, autant en profiter.

Si vous avez un mobile à proximité, voici l’adresse du site : http://festival-oh.cg94.fr/m

Prenez le temps de comparer avec la version web standard : http://festival-oh.cg94.fr/ . Un très beau travail d’optimisation a été effectué pour adapter contenus et ergonomie au mobile.

    

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