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Nuit des Musées : boucle de trafic off-on et opération de buzz à base de 4 par 3, tag 2D et hashtag. Kesako ?

14 Mai

Pour la Nuit des Musées, ce Samedi 15 Mai 2010, l’organisateur invite les utilisateurs à « twitter la nuit ». Le principe est celui d’un partage par les internautes mobiles via Twitter de leurs bons plans. Les visiteurs apposeront le hashtag #NDMTW sur leurs messages. Les bonnes nouvelles seront ainsi relayées via le media social.

Promotion de l’opération : relais entre l’affichage 4 par 3 et le web mobile


Si je vous parle de cette opération, c’est qu’elle est la mise en œuvre réussie de mobile tag.

Une campagne 4 par 3 promeut la Nuit des Musées. Elle porte les informations clefs : visuel symbole, nom de l’opération, date, prix (gratuit), adresse web, sponsors… et dans le coin droit, sans légende, un tag 2D.

Les curieux, les frustrés du tag activent sans plus tarder leur application. Dans mon cas : Mobile Tag. Après avoir visé le tag, l’application et le mobile font leur travail. Le prospect arrive sur la page dédiée au mobile et à l’opération du blog Nuit des Musées. Celle-ci explique de manière simple le principe de l’opération décrit ci-dessus. Les curieux sont valorisés. Une forte proportion doit relayer la nouvelle.

Site mobile de destination après consultation du tag 2D

Edward Munch, Nuit des Musées : la culture montre la voie du code 2D

Cette création de trafic est la seconde que je repère dans l’univers culturel. La pinacothèque avec l’expo Munch avait ouvert la voie. Elle permettait depuis les affiches présentes sur le réseau Metrobus de découvrir quelques œuvres du peintre.

Regardez, derrière la chaise, un tag 2D !

Les promoteurs d’événements culturels parient donc sur l’ouverture d’esprit de leur public et sur leur capacité à explorer ses nouvelles technologies. Ils renouvellent ainsi leur communication et dynamisent leur relation avec leur public.

Les tags 2D, outils des stratégies multicanal

Lorsque l’on développe des communications ou présences multicanal, on est souvent confronté aux pertes d’audience à l’occasion du passage d’un media à l’autre. Mes prospects diffèrent leur action car ils ne disposent pas immédiatement des « outils » requis. Le lecteur d’un encart devra franchir plusieurs étapes avant de retourner son bon de commande. Dans la rue, le « spectateur » d’une affiche aura un parcours encore plus long avant de pouvoir réagir à une offre. Les tags 2D, plus tard la réalité augmentée, font sauter de nombreuses étapes et facilitent la mise en relation entre prospect et émetteur.

J’imaginais donc cette technologie rapidement adoptée par les marchands spécialisés en technologie. A l’occasion d’offres spéciales, RueDuCommerce, Surcouf, Pixmania… pourraient créer du trafic à partir d’affichages à durée limitée. Leurs offres sont aujourd’hui dans le métro, pourquoi ne pas tabler sur de l’achat d’impulsion ? De même, la presse micro qui enrichit parfois ses articles de complément web routés via des tags 2D serait l’hôte parfaitement indiqué d’offres publicitaires à pensée marketing direct.

Je remercie donc ces annonceurs culturels d’avoir démontré avec efficacité l’intérêt de cette technologie. J’attends avec impatience de découvrir des actions commerciales probantes.

Avez-vous vu des exemples en France ou ailleurs ?


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Sites de bons plans : la compétition est lancée

17 Avr

Avec le lancement de KGB Deals, deux acteurs de poids sont maintenant actifs en France

Au début de l’année 2010, CityDeal a ouvert une version française de son site.
Depuis mars, c’est KGB Deals qui propose chaque jour une offre à tarif promotionnel et à durée limitée.
A quand l’ouverture en France de Groupon, le site US à l’origine du concept ?
Dans tous les cas, consommateurs et marchands seront les bénéficiaires de ces offres. Les premiers tireront partie de remises importantes à proximité de leurs domiciles. Les seconds bénéficieront du trafic créé.

Le concept : une offre promotionnelle par jour et par ville

Le concept d’origine, formulé par Groupon, repose sur les principes suivants :

  • Chaque jour une nouvelle offre est proposée aux inscrits du service.
  • Un nombre minimum d’acheteurs est attendu. Si ce nombre minimum est atteint, les coupons proposés sont générés. Sinon, aucun prélèvement n’est effectué sur le compte des abonnés.
  • Le site encaisse. Le site génère les coupons : soit par remise d’une liste pour le marchand, soit par impression par l’utilisateur, soit par expédition de contre-marque.
  • Le site prélève une commission de 40 à 50%.
  • La promotion est essentiellement effectuée sous forme virale : information de mes amis par mail et media sociaux pour atteindre le nombre d’acheteurs cible.

Les forces en présence : CityDeal (Allemagne), KGB Deals (USA), des suivants ?

KGB Deals est en France une filiale de 118 218. 118 218 est la société sœur de 118 118 en UK. Cette société a lancé KGB Deals en UK.
118 118 est elle-même la filiale de KGB (ex Infonxx), société américaine et premier opérateur mondial de services d’annuaires à valeurs ajoutées.
Bref KGB Deals fait partie du groupe américain KGB. KGB Deals est aujourd’hui opéré à New-York, Londres et Paris et fait partie d’un groupe opérateur d’annuaires.

CityDeal est une start-up allemande financée par 9M€ de levées de fonds. Les pays suivants sont déjà ouverts : Allemagne, France, Royaume-Uni, Espagne, Italie, Autriche, Suisse.

Groupon est pour l’instant présent seulement à Londres. Une nouvelle levée de fonds (cf. ci-après) pourrait servir à entrer le marché européen : croissance endogène ou rachat.

En Allemagne et au Royaume-Uni, au-delà de KGB et CityDeal il y a pléthore de compétiteurs locaux : DailyDeals, CooleDeals, Snippa (déjà fermé, un article remarquable sur les causes d’échec et les leviers marché par son fondateur ici), DealBunch, VivaVoucher, DealMob, Groupola, LondonsBest ….

Il y a fort à parier que quelques acteurs entreront prochainement sur le marché français soit par création, soit par rachat :

  • Les deux plus gros acteurs européens sont maintenant en France.
  • Groupon, l’initiateur mondial du concept n’est pas encore en Europe. A suivre.
  • Au-delà des start-up, les opérateurs locaux en relation avec les commerces de proximité n’ont pas annoncé d’initiatives : Adrexo, MediaPost, Pages Jaunes… Trop lents ?

CityDeal – KGB Deals, la concurrence est en route

Réseau : CityDeal affiche 9 villes actives avec des offres spécifiques et 30 cibles. Sur KGB Deals, on est aujourd’hui à 8 affichées avec 1 réellement active : Paris. KGB devra remonter son départ.

Du côté des offres, CityDeal mène la danse :

  • Volumes : CityDeal a ouvert le marché français en proposant des places de cinéma UGC à 1€. La société annonce avoir vendu 75 000 tickets. Très belle opération pour créer une base de données. Le 6 avril, Kgb a proposé des places Gaumont Pathé à 1€. L’opération a généré 4 000 acheteurs (compteur du site).
  • Nature des offres : Depuis quelques jours, CityDeal étoffe son offre en proposant des remises à faire valoir sur un site internet : PosterXXL. Le champ d’application sort du donc du monde physique, du commerce de détail.
  • Fréquence de mise à jour : Au jeu du renouvellement des offres, le premier parti a aussi l’avantage. CityDeal est quasiment à une nouveauté par jour. KGB peine à une nouvelle offre tous les 5 jours environ.

Côté media et promotion, le constat est de même nature. Même si CityDeal a mis du temps à se mettre en route. Peu ou pas de RP au lancement. Pas de communication publicitaire hors des opérations terrain. La politique de SEM est maintenant en route du côté de CityDeal et pas encore chez KGB Deals. La capture écran ci-dessous affiche un résultat de recherche Google pour KGB Deals 🙂

Pour chaque acteur, l’enjeu va maintenant être de se constituer le plus rapidement possible la base d’inscrits la plus large possible. Le nombre de villes couvertes, le renouvellement des offres et la chambre d’écho media seront les créateurs de trafic. La base de données sera la garante de l’efficacité des offres au bénéfice des commerçants.

Un exemple intéressant de me-too concept


Regardez les 3 écrans ci-dessus : à gauche l’original, à droite les 2 copies. Ces design écrans et plus généralement les concepts mis en œuvre sont la démonstration probante de l’efficacité de politiques de benchmarking et de la capacité des concepts forts à se propager à grande vitesse des US à l’Europe. Surveillons le prochain gros break à venir !

Où en est le référent : Groupon ?

Ces derniers jours, la sphère du capital risque US bruisse : Groupon serait sur le point de boucler une levée à 130 millions de $. Elle serait effectuée sur une valorisation à 1.35 Milliards de $. Elle complète les 30 M$ déjà levés. Elle serait réalisée par Digital Sky Technologies, déjà investisseur dans Zynga et FaceBook.

Selon TechCrunch, l’objectif de chiffre d’affaires 2010 est de 350 M$, la société serait autour de 1 M$ de bénéfices hebdomadaires.

Groupon se confirme donc comme un hit hors norme. Il sera prochainement doté d’encore plus de moyen pour atteindre les 100 villes aux US et qui sait entrer sur le marché européen.

Pourquoi j’adore cette saga ? Propagation de concept. Synergie web-retail.

J’adore cet épisode en cours d’écriture.

Il illustre la façon dont les concepts forts s’internationalisent. Il montre par la même la faible réactivité française. Les allemands ont déclenché en 2009. Les américains – KGB – ont très vite propagé.

Il est également un des signaux de la mutation en cours dans l’univers marketing. Le web établit de la relation directe avec les clients. Il crée ensuite du trafic vers les points de vente. Les marchands physiques acquièrent des clients avec des « loss leader ». Ils font le pari de l’établissement d’une relation de moyen-long terme avec le client et d’un retour sur investissement. Petit à petit, les commerçants de détail vont devenir des direct marketers !

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CityDeal adapte Groupon à la France : « 1 place de cinéma UGC pour 1€ » et 75 000 clients !

29 Mar

L’adaptation de Groupon à la France vient d’Allemagne et s’appelle CityDeal

Je vous ai parlé de Groupon (voir ici).

En synthèse : « Le site web Groupon propose aux utilisateurs d’une localité des affaires limitées en nombre et dans le temps. Les coupons générés atteignent de 40 à 90% de remise. A l’échelle locale, les inscrits sont alertés. Ils utilisent leurs media sociaux pour faire savoir la bonne affaire à leurs amis. En effet, il faut atteindre le volume cible d’acheteurs pour bénéficier de l’affaire du jour. La limite de souscription est fixée à minuit. Les internautes intéressés passent leur commande via Groupon. Le site collecte les ordres, génère les coupons pour retrait des services ou produits, établit le lien entre le marchand et les consommateurs. »

En Allemagne, de nombreux acteurs répliquent le concept. Le leader est CityDeal.

Début février, il s’est installé en France – voir le site. Cette installation est financée par levée de fonds effectuée en début d’année (cumul à 9 M€). Le site propose restaurant, sport et bien-être à moins 50%.

Les pays suivants sont déjà ouverts : Allemagne, France, Royaume-Uni, Espagne, Italie, Autriche, Suisse.

1 place de cinéma UGC pour 1 €

Une opération récente a recruté 75 000 clients. Elle permettait d’acheter une place de ciné UGC pour 1€. Promue sur le web et via une opération de distribution de flyers à la Défense, elle a rencontré le succès.

Les offres du jour par l’exemple

Voici pour l’exemple les offres relevées sur quelques villes de France :

  • Paris : séance Dreamtouch à 15€ vs tarif à 30€, 50% de remise
  • Bordeaux : séance de Powerplate à 45€ vs tarif à 125€, 65% de remise
  • Lyon : Repas au restaurant Eskis pour 20€ au lieu de 40€, 50% de remise
  • Strasbourg : Europ’Café à 10€ vs 20€, 50% de remise
  • …/…

A la différence de Groupon, le nombre d’achats cible n’est pas mentionné. Toutes les jauges ont le même niveau d’avancement, indexé sur le temps ? Les compteurs de chaque ville annoncent quelques dizaines de bénéficiaires. Le mouvement est lancé.

30 villes cibles, 9 actives

Le site cible 30 villes, affichées sur sa home page. Au-delà de l’opération UGC, 9 villes présentent ce 29/03/2010 des offres locales : Paris, Lyon, Lille, Marseille, Bordeaux, Strasbourg, Toulouse, Grenoble, Nantes. L’enjeu sera donc d’élargir le nombre de deals proposés dans le plus grand nombre de villes.

Une propagation par les media sociaux et le parrainage

Ce type de business model fonctionne sur la rumeur. Je fais savoir à mon cercle d’ami le deal du jour. Je cherche à les faire profiter du deal et aussi à atteindre le nombre cible.

CityDeal « sponsorise » le parrainage. Chaque filleul qui devient actif ramène un crédit de 8€ à son parrain. En Allemagne, le filleul est à 6€. Aux US, Groupon offre 10$.

A quand la riposte et la concurrence ?

Groupon sortira-t-il de ses frontières ? Pour l’instant, je n’ai pas repéré de mouvement annoncé. Il y a quelques mois, le site présentait Londres dans ses villes. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas.

En France, d’autres start-up sont-elles actives ou en lancement. Je n’ai rien repéré.

Enfin, on peut s’interroger sur l’opportunité pour les groupes de media locaux, les annuaires de développer une telle offre. Ces sociétés ont les forces de vente spécialisées en commerces locaux, les plateaux de télévente en relation avec les acteurs terrain. Elles peuvent proposer des couplages. Si elles ne bougent pas, des start-up comme CityDeal réinventeront les manières d’interagir avec les clients locaux, de créer du trafic vers les points de vente. Car c’est là la force de ces offres, elles fidélisent un portefeuille « d’abonnés », chasseur d’offres, créent du trafic vers des points de vente et font avec leur partenaire le pari d’une capacité à déclencher du cross-selling une fois le consommateur arrivé sur site. La nature des offres proposée va dans ce sens. Elle est à priori efficace.

Si vous connaissez du monde chez Spir (TopAnnonces, LeBonCoin, Adrexo), PagesJaunes, HighCo (le spécialiste du Store & Digital), testez pour voir leur connaissance de ces modèles et surtout l’existence ou non de plan d’actions de leur part. Je suis preneur d’informations. Je suivrai avec intérêt la propagation de ces concepts.

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