Archive | septembre, 2010

Jour de grève : le QRCode au service de la réforme des retraites

23 sept

Jour de grève. Jour de mobilisation contre la réforme des retraites. Au détour d’un couloir, une affiche, un smart tag.

L’accroche est simple. Efficace. L’invitation à la réforme me séduit. Je dégaine MobileTag.

Au moment du clic, je ne connais pas les Jeunes Populaires. J’imagine un parti plutôt à gauche.

Le transfert est rapide. J’arrive sur le site des Jeunes de l’UMP.

Et là, c’est la déception. Non pas à cause du message, du contenu. Vous n’êtes pas ici sur un blog politique. Mais à cause de la nature du site de destination.

Il s’agit d’un site web standard. Pas d’un site mobile.

En conséquence, le chargement est long. La présentation du contenu est inadaptée à la consultation mobile.

J’ai donc « rebondi ». Je n’ai pas zoomé sur les rubriques. Je n’ai pas cherché à comprendre la vision des retraites des 25 ans UMPistes. Je suis parti subir la grève contre la réforme.

Moralité : Que ce soit en création de trafic politique ou en communication directe. L’utilisation des smart codes doit prendre en considération la nature mobile du terminal de consultation.

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Publicité : Surtout, ne pas oublier l’information utile.

21 sept

Musée National du Sport. Une belle affiche et pas d'adresse.

Regardez la pub ci-dessus ?

Cherchez l’erreur. Ne manque-t-il pas une information clef ?

Et oui. L’adresse. L’endroit où visiter cette expo.

Je cherchais des idées de sorties pour le week-end dernier. Cette création pour le Musée du Sport a attiré mon œil. Une visite… Pourquoi pas. En plus, c’est gratuit. Où est-ce ?

Zut. L’information n’y est pas. Je suis passé à la page suivante. Nous n’avons pas visité.

Passé la narration de mes week-ends, je retiens qu’en publicité comme en communication directe, il est vital de livrer toutes les clefs du passage à l’action.

Quel est l’objectif de ma communication ? Toutes les informations utiles sont-elles à disposition de l’audience ?

Une simple interrogation en 4 rubriques pare souvent à l’essentiel au moment de l’exécution de la création :

  • Qui ? Qui parle (logo, marque, RCS…).
  • Quand ? Les informations relatives à la date limite de validité de l’offre, aux horaires d’ouverture…
  • Comment ? Les actions attendues de la part du prospect, les conditions de l’offre…
  • Où ? L’adresse du site web, le numéro de téléphone, l’adresse physique, l’adresse retour….

Groupon flirte avec limites de la publicité mensongère et c’est dommage !

10 sept

Pour son recrutement clients, Groupon joue avec les limites. Certainement d’un point de vue légal (publicité mensongère ?), mais ce n’est pas mon métier. D’un point de vue de la relation clients, c’est mon sujet.

Groupon force la capture les adresses e-mail des prospects sur une sur-promesse

Etape 1 : Une bannière annonce du – 90%

Une remise de 90%, un visuel, des codes couleurs qui rappellent diablement Mac Donalds d’avant le vert ou Quick d’aujourd’hui. Je clique !

Etape 2 : une fausse home page déclenche de la capture adresse

Affichée quelques secondes, une fausse page d’accueil aux couleurs de l’univers burger affiche de nombreuses remises. Les plus élevées sont à – 70%. 20% sont perdus en un clic. Sans plus attendre et sans interaction possible, une boîte de capture est affichée. Pas d’alternative, pour continuer et enfin manger son burger et ses frites à – 90%, l’internaute doit donner son adresse e-mail.

Etape 3 : le trafic est dirigé vers l’offre du jour

Après avoir donné son mail, le prospect est dirigé vers le site. Un enrichissement additionnel du contact est tenté. Arrivé sur le site, l’offre du jour est sans rapport avec la promesse. La remise était ce jour-là à – 50%. 40% et une promotion de perdus depuis la bannière initiale.

Burger et frites ont été mangés par l’annonceur en route !

Groupon joue avec limites.

Pour moi, Groupon franchit les frontières d’une relation clients équitable :

  • L’annonce créatrice de trafic ne correspond pas à la réalité : Sauf erreur de ma part, il n’y a même jamais eu de burger / frites à – 90% en France.
  • La capture adresse est « forcée » : Au moment de faire saisir son adresse à l’internaute, le site ne propose pas d’échappatoire. Pour accéder aux offres présentées sous la fenêtre de saisie, le prospect a une seule solution : donner son adresse. Je trouve ce type d’action acceptable si l’offre est claire et la formulation sans ambiguité. Dans un contexte de sur-promesse, je ne l’accepte pas.
  • L’élément promu n’est pas l’élément vendu : Au final, l’offre du jour, ne correspond pas à l’attente client. L’engagement de la relation est ainsi fondé sur une tromperie.

Groupon vaut mieux que sa politique d’acquisition adresse

Depuis 2009, je suis la start-up de Chicago. J’adore le concept qui fait le lien entre on et off-line. Comme beaucoup d’autres, je suis impressionné par la performance et la vitesse de développement (voir le post de M de Guilhermier sur le sujet). Il est une des applications réussies des démarches ROPO (Research on line, Purchase off line). J’aime le business model d’intermédiation. Consommateurs et commerçants peuvent être gagnants.

En plus, l’entreprise est porté par un patron au discours riche : voir vidéo sur Business Insider.

J’ai suivi avec intérêt la vitesse de réplication et la propagation en Europe, en particulier en Allemagne sous la houlette de City Deal.

Je pensais que certains errements du début correspondaient à une volonté d’aller vite. Qu’une fois Groupon rejoint par City Deal France, les pratiques deviendraient plus respectueuses des consommateurs.

De telles campagnes me laissent sceptiques.

Groupon a une offre unique. Un business model simple et sain. Je ne vois aucune raison de menacer la relation avec les clients par un recrutement trop violent. Arrachage d’adresse, sur-sollicitation ne font pas bon ménage avec la dimension complice du concept Groupon.

Pour finir et nous donner envie d’un marketing plus délicat, l’offre du jour :

A lire également sur ce blog :

Résolution de rentrée : Faire du début une fin en soi !

2 sept

Le week-end dernier, à la lecture de Challenges, j’ai réagis à la brève ci-dessus : Lors de sa première diffusion, en 5 minutes, Master Chef a perdu 2 millions de spectateurs !

Par association, ces quelques lignes nous rappellent à quel point notre temps est compté lorsqu’il s’agit de convaincre. Surtout dans les premiers instants.

Vous et moi savons que :

  • Le titre d’un mail fait ouvrir ou non le message.
  • Les taux de rebond en home page sont souvent supérieurs à 30 %.
  • 70% des visiteurs d’une page web ne dépassent pas la ligne de flottaison (voir ici).
  • Le succès d’une prise de parole en public dépend des premières secondes de prise de contact avec l’audience.
  • …/…

Bref, il est vital de bien commencer toute relation directe avec un client.

Quel que soit la pertinence de l’offre, sa solidité ; l’engagement de relation est clef. Tout simplement, parce que c’est à ce stade que nous subissons nos plus forts taux de perte.

Alors que devons-nous faire ?

  • Être obsédé par le début, l’introduction.
  • En gestion de projet, faire des premiers instants un bloc projet à part entière.
  • Tester différents débuts de relation et mesurer leur efficacité.

Il faut faire du début une fin en soi.

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