Démocratie et état : l’élu 2012 devrait proposer une nouvelle façon d’animer sa société. Une nouvelle démocratie.

3 Sep

Finies les vacances. Depuis une semaine, j’ai repris le travail. Voici donc le retour de mes week-end de la citoyenneté ! Sonnez trompettes !

Par la mise au point de mon programme d’électeur, je célèbre la démocratie. Je suis heureux de pouvoir voter. J’ai confiance dans le pouvoir de mon infime part de voix.

Alors quelles sont mes attentes vis-à-vis de ma démocratie ? Quelles sont mes attentes générales vis-à-vis des dépositaires de la démocratie : l’élu, l’état, le gouvernement ?

Plus de vitesse

Notre monde va très vite. Dans tous les domaines : la science, l’économie, la culture, la politique.

Pour nous, citoyens, les frontières sont tombées. Nous voyageons. Nous dialoguons avec le monde. Nous interagissons librement avec nos pairs, sans contrôle, sans visas, à la vitesse des électrons.

Nous vivons en réseaux. Nous sommes interconnectés. Nous ne passons plus par des strates intermédiaires ou supérieures lorsque nous voulons agir.

Le monde accélère. Nous accélérons. Pensez à toutes ces tâches qui prenaient hier plus longtemps qu’aujourd’hui pour être réalisées. Imaginez demain.

Dans ce contexte, les états ne suivent plus. Restés dans des logiques pyramidales, stratifiées, ils ne vont pas assez vites. Petit à petit, en commençant par la communication, la culture, l’économie, leurs citoyens leur échappent.

Ils se font décrocher, peinent à identifier les mutations. Ils continuent à croire qu’ils peuvent les contrôler. Le temps pour eux de décrypter, de réagir, le monde est déjà ailleurs.

J’attends donc un candidat qui ait réfléchi à la vitesse de son organisation. Pour aller plus vite, il faut changer de moteur, de carrosserie, de pilote. Il faut changer la fonction du gouvernement, de ses instances.

Moins de lois

Les lois semblent inefficaces, touffues. Elles mettent du temps à être rédigées, votées. Elles ne sont pas toutes appliquées.

Il faut probablement diminuer le nombre de lois. Revenir à quelques paquets de règles simples et laisser agir.

Une autre fonction pour le gouvernement

L’action ne vient plus d’en haut, de l’état, mais du monde, des interconnexions. Tout ne peut plus être contrôlé.

De nombreuses décisions inter-étatiques (ONU, Europe, FMI…), étatiques restent sans effet ; arrivent trop tard.

Nos structures et gouvernements ont été mis en place dans des environnements pyramidaux. Lents. Où les citoyens attendaient les ordres, les respectaient.

Nos mondes sont à plat. Les interconnexions sont difficilement prévisibles. Elles dépassent les frontières. Elles se mettent en place à la vitesse de la multitude agissante.

Les états et gouvernements ne peuvent plus régir. Ils doivent probablement réglementer (fixer les limites) et exploiter la force des réseaux en s’immergeant au milieu d’eux, en lançant des débats, en stimulant les énergies.

Un autre rôle est à imaginer pour l’état, ses organes (gouvernements, administrations…). Il fournit des infrastructures. Il normalise quelques domaines clefs. Il garantit des planchers en fonction de la richesse de son pays. Et ensuite, il laisse agir.

Une distribution déléguée du pouvoir

Placé dans les cœurs de la société, la fonction d’un gouvernement est de stimuler l’immersion de ses représentants / partenaires parmi les forces vives. L’état doit aller au bout de la fragmentation des pouvoirs au plus près de la vie. La décentralisation doit être une réalité. Niveau par niveau ; mais surtout sujet par sujet.

L’homme politique, le président n’est plus le pouvoir suprême omnipotent. Il est le catalyseur, l’aiguillon celui qui se réjouit de voir les autres agir.

J’attends donc un candidat qui nous parle du malaise de l’état – et potentiellement de la démocratie – dans ce 21ème siècle, de son déclin dans de nombreux domaines, de sa raison d’être dans d’autres et de sa nouvelle façon de vivre dans son monde.

Nos démocraties et structures sont héritées d’un ou deux autres siècles. Il faut revisiter leurs structures et fonctionnement pour les adapter à nos nouveaux environnements.

J’aimerais entendre une organisation et un représentant qui nous propose un nouvel état ; une autre façon de placer les représentants des citoyens dans la société.

Le propos n’est certainement pas assez populiste pour capter des voix en masse. Mais, dans un fond de programme et dans une réalité de réalisations, il serait le garant d’un changement de fonds, d’une adaptation à la société.

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