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Le e-book s’imposera comme un outil de lecture incontournable, 5 indices du lundi matin…

30 nov

Je suis plusieurs sites consacrés au livre électronique. Au-delà de ma conviction personnelle, tous les jours je vois des indices qui me convainquent de l’inexorable montée en puissance du e-book. Ce lundi matin, en 10 minutes de consultation de mes flux RSS, voici 5 indices.

L’ergonomie du e-book dépassera celle du livre

De nombreuses fonctionnalités sont en cours de développement pour faciliter l’accès aux informations, la lecture des textes et images.

Le e-book permet la consultation d’un texte à l’ancienne. Il va plus loin grâce à la mise à jour, les hyperliens, l’intégration de contenus dynamiques (embarquant des liens, du multimédia).

Les interfaces homme machine aboutiront à une consultation plus efficace du contenu. Pour exemple, une vidéo présentant le lecteur de BD de la société Mozzo (information repérée sur le site eBouquin). Ce lecteur utilise l’accéléromètre de l’iPhone et permet donc une navigation dans la planche en fonction des mouvements de l’utilisateur.

Le cabinet Forrester s’excite

Forrester est une société d’études US. Ils vendent des synthèses, analyses, chiffres sur les marchés du high-tech. Leurs prédictions ont souvent été fausses quant à la date de réalisation. Toutefois, leurs annonces sur les mouvements en cours et les mutations à venir se sont généralement révélées fondées.

Depuis quelques mois, Forrester met en évidence l’inéluctable percée et réussite du eBook. Cette fois-ci, leur annonce est concentrée sur le marché du scolaire dont ils pensent que ce sera le premier marché pour le eBook d’ici à 5 ans (repéré via TeleRead).

Le livre électronique s’offre en un clic

eBouquin rapporte l’initiative d’AveComics qui permet d’offrir en un clic un eBook (voir capture écran infra).

Le livre électronique bénéficie de la possibilité d’être offert. Je sais que mon destinataire est équipé d’un lecteur. Je peux acheter un livre et lui faire parvenir en quelques clics un lien vers un site de téléchargement. Je peux me réveiller à la dernière minute. Je peux faire découvrir des ouvrages rapidement à mes amis. Je n’ai pas à payer de frais de port…

Aux US, les ventes d’eBook Amazon s’envolent : 48 eBook vendus pour 100 livres physiques

Ci-après la copie d’une citation de responsable Amazon : « "For every 100 books we sell in physical, we sell 48 Kindle books," said Cinthia Portugal, a spokeswoman for Amazon.com. "This is up from 35 books for every 100 in May. Our customers tell us they read more with Kindle because they never have to worry about running out of books." (source : Post-Gazette)

Ces chiffres semblent incroyables. J’en arrive à douter de l’existence d’une coquille. Dans tous les cas, ils corroborent les tendances affirmées au fur et à mesure des semaines par les fils d’information.

Les lecteurs subventionnés par l’abonnement arrivent

EBouquin encore rapporte des offres US d’abonnement couplé presse et reader (voir ici). On se rappelle de l’initiative française des Echos. L’abonnement à la presse devrait petit à petit être vendu en offre couplée : eReader + abonnement au contenu.

Dans le cas des livres, la même mécanique est envisageable. On doit se souvenir des modèles à la France Loisirs. « Engagez-vous à acheter n livres et je vous ferai bénéficier d’avantages… ». Engagez-vous pour n mois de lecture et je vous dote d’un lecteur. Engagez-vous pour n ouvrages dans les 24 prochains mois et je vous dote d’un lecteur.

Les opérateurs de télécom sont les experts de ces techniques de vente. Ils disposent de points de vente. Ils ont également des réseaux pour acheminer les flux. Ils seront donc les concurrents ou alliés des distributeurs de livres / contenus.

A quand une offre de ce type proposée en direct par Amazon ?

Premier Chapitre des romans sur iPhone, le début du mouvement du roman vers le marketing direct

6 nov

Une application iPhone pour consulter le début des romans

Je vous ai parlé de l’application Musso (ici) qui propose le début du dernier Musso sur iPhone, ce en version dédiée.

Deux blogs spécialisés eBouquin et NumerikBook relaie la sortie de l’application Premier Chapitre. La force de celle-ci est de mettre à disposition les premiers chapitres des romans du moment.

Si vous mordez à l’hameçon, la géolocalisation vous guidera vers la librairie la plus proche.

Cette nouvelle initiative va dans le sens de quatre de mes convictions sur le futur du livre.

Avec le livre numérique, l’échantillonnage sera roi

Le livre numérique supprime tout coût de mise en mains du contenu. Par la magie des câbles et ondes, je peux donner à goûter à mes créations. Puisqu’il n’y a plus de coût à la diffusion de mes réalisations, alors en qualité d’éditeur j’ai intérêt à faire savoir au plus grand nombre. Au-delà du travail de création d’environnement et de trafic, la meilleure façon de faire vivre l’expérience que je propose est d’échantillonner : « Essayez, cela n’engage à rien… », « Une expérience inoubliable vous attend à un clic d’ici… ».

L’échantillonnage entraînera le roman vers le marketing direct

Pendant plus de 10 ans, aux Editions ATLAS, j’ai pratiqué l’échantillon payant, le « loss leader ». Pour le faire réussir, il faut lui associer des techniques de vente à distance. En premier lieu, la mise à disposition du contenu doit être « monnayée » contre une mise en relation avec le prospect : la capture de l’adresse, un flux d’informations. Dans un second temps, un schéma de transformation doit être engagé. Pour pousser le prospect à la conversion, les éditeurs et/ou les distributeurs devront proposer des arguments saillants : bien entendu des contenus, la suite de l’histoire mais aussi et cela viendra des valeurs associées (primes, fonctionnalités, remises…).

La mise en œuvre de dispositifs d’échantillonnage aboutira à des pratiques VADistes pour les acteurs du monde du roman.

De nouvelles formes de roman apparaitront, prolongement de l’échantillonnage

Très vite, les contraintes associées à cette pratique commerciale émergeront. L’auteur devra donner beaucoup et très vite pour engager son lecteur à le suivre au-delà de l’échantillon. Des mécaniques de type feuilletoniste du 19ème ou série TV seront mises en production. On peut s’interroger sur la nécessité de vendre tout le roman en une fois. Pourquoi ne pas fragmenter le roman en plusieurs épisodes vendus à l’unité ?

Les libraires ne seront pas les bénéficiaires du mouvement

Je pense que les libraires seront mis à l’écart de cette évolution. Mon iPhone, mon eBook, ma tablette sont connectés. Je ne vois aucune raison pratique à me déplacer en librairie pour acheter la suite de ce début d’histoire envoutant dont je viens de charger les premiers chapitres. Pour l’éditeur, il faudra optimiser la conversion. Bien évidemment, elle sera meilleure en un clic qu’en un déplacement. La transformation aura lieu en ligne. Avec le livre électronique, le roman s’éloignera de la librairie.

Guillaume Musso publie un extrait sur IPhone, du marketing pas de l’édition électronique !

20 oct

Mercredi dernier, l’excellent blog iphon.fr relayait la sortie d’une application iPhone à l’occasion de la publication du prochain Musso. Elle contiendra un extrait et sera dédiée. (Voir post sur iPhon.fr ici). Cette annonce appelle les commentaires développés ci-après.

Toute initiative en faveur du livre électronique est un plus !

Le livre électronique amorce sa montée en puissance. Il dispose d’atouts : sa capacité de stockage, son confort de lecture, son poids, sa « communicabilité »…
Chaque nouveauté qui le met en évidence contribue, sinon à l’imposer, au moins à le promouvoir.

L’application Musso, c’est du marketing.

Un extrait sur une application c’est de l’échantillonnage. A ce titre, il s’agit de communication et de marketing.
Que se passe-t-il après n pages ? Le post ou les informations disponibles sur le net ne le disent pas.
Que deviendront les lecteurs échantillonnés ?
Devront-ils retourner au papier ? Auront-ils une offre de transformation vers le roman complet ?

La préfiguration d’un nouveau schéma de distribution ?

Si l’option d’offre de conversion à l’issue de l’échantillonnage est retenue. Alors cette annonce est une vraie première.

Demain, les éditeurs de roman pourront diffuser des échantillons sélectionnés : le début, un / des moment(s) clef(s). Ils auront ensuite à transformer leur audience initiale. L’enjeu sera de contrôler la relation vers l’audience constituée. Très vite, la tentation de dépasser une transformation intégrée à l’application émergera. Les cycles de relance apparaitront.

  1. D’utilisateurs d’une distribution indirecte – la librairie – les éditeurs devront devenir également distributeurs directs. Leurs forces de vente, les libraires leur en laisseront-ils la possibilité ?
  2. Est-il plus diplomatique pour eux de confier cette exploration aux distributeurs électroniques ?
  3. De nouveaux éditeurs dédiés et directs émergeront-ils ?

Je parie que ce seront les options 2 et/ou 3 qui gagneront.

A suivre.

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